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EXPRESSO Nîmes : qui pour ramasser les déchets et nettoyer la ville ?

(Photo Anthony Maurin).
Au premier plan, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier (Photo Anthony Maurin).

À la fin du mois, la Ville et l’agglo de Nîmes Métropole remettent sur le marché la gestion des services publics de la propreté et du ramassage des déchets.

Dans certaines collectivités, les élus choisissent de confier leurs services publics à des entreprises privées. En échange d’une somme d’argent public, l’entreprise doit assurer le service tout en se rémunérant. Un choix idéologique - qui suscite le débat - de la part des élus, estimant comme le président Les Républicains de Nîmes Métropole, Franck Proust, que le privé sait parfois mieux faire que le public. Depuis des années, la  municipalité nîmoise a choisi de confier une partie du service public de la propreté à une entreprise privé.

Actuellement, c’est Océan, détenue par Émilien Marcos, qui gère ce service pour un montant d’environ 10 M€. Une autre partie de ce service étant assurée par des agents de la Ville pour un montant de 3 M€. « On espère que cette nouvelle mise en concurrence permettra de stimuler l’innovation avec, pourquoi pas, la mise en place de véhicules propres et in fine, rendre un meilleur service à l’usager », commente Bernard Angelras, chargé du dossier depuis 2014.

Déchets et propreté intimement liés

Le ramassage des déchets ménagers va également être remis en concurrence. Un marché plus juteux d'environ 40 M€, étalé sur les 39 communes de l'Agglo. Le défi est grand : un habitant produit 589 kg de déchets par an et « malheureusement pendant la crise sanitaire le volume a augmenté, le tri n’ayant pas été forcément bien fait », poursuit Bernard Angelras, responsable du pôle environnement à l’Agglo. Un problème d'autant plus concret que l'État a affiché un objectif de 10 % de réduction des déchets d’ici 2023. 

Actuellement, le service public est confié aux entreprises privées : Nicollin, Suez et Coved. Dans son nouvel appel d’offre, l’Agglo a revu ses objectifs, souhaitant « étendre le tri à tous les quartiers de la Ville ». Une réflexion est aussi conduite sur le nombre de passages : « Les collectes de porte-à-porte qui fonctionnent sept jours sur sept nous coûtent chères. On pourrait imaginer des colonnes d’apport volontaires avec du tri », poursuit l’édile. À Beaucaire Terre d'Argence, cette nouvelle pratique, qui a changé les habitudes des administrés, n'a pas été sans provoquer quelques remous. 

Enfin, la propreté et le ramassage des déchets sont des services intimement liés. « Si le ramassage n’est pas bien fait, ça a des conséquences sur la propreté », poursuit Bernard Angelras. Ce n’est pas tout. Souvenez-vous en 2015 : la préfecture avait demandé à l’agglo d’arrêter de reverser à la Ville de Nîmes l’excédent de Teom. Excédent qui, selon l’ancien président du Sitom Hervé Giely, servait à nettoyer les rues de Nîmes... Depuis, cet excédent d'environ huit millions d'euros a été grignoté par la baisse de la Teom, actée par l'ancien président Yvan Lachaud. 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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