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NÎMES Une base logistique des trafiquants de Pissevin démantelée par la BAC

Pissevin et ses tours (Photo Anthony Maurin).

Fusil mitrailleur et Kalachnikov chargés, près de 1 000 cartouches, une grenade d’assaut et 20 kilos de drogue. La brigade anti-criminalité (BAC) de Nîmes a découvert une base logistique du trafic de stupéfiants à Pissevin.

Ils traquent au quotidien le flagrant délit. Mais, cette fois-ci, la brigade anti-criminalité de Nîmes a frappé fort en démantelant un réseau après un minutieux travail « de recoupement ». Et ils ont retrouvé vendredi, l’appartement logistique permettant le deal dans le quartier de Pissevin. Un quartier sensible, haut lieu du trafic de drogue, où la police effectue des descentes régulières et des arrestations sans parvenir à contenir le flux de transactions.

Les CRS s’invitent dans le quartier pour des opérations ponctuelles voulues par les autorités, histoire de montrer que le quartier reste sous contrôle. Le commissariat de Nîmes multiplie également les opérations. Deux grosses enquêtes ont permis, ces dernières années, à la sûreté départementale d’interpeller les têtes d’un réseau fructueux. Ses trafiquants récoltaient 25 000 euros de chiffre d’affaires par jour uniquement autour de la lugubre galerie Richard Wagner. Sans compter les règlements de compte qui gangrènent les quartiers sensibles de la ville de Nîmes ces dernières années.

Lors de toutes ces opérations menées à Pissevin, les enquêteurs avaient la certitude qu’une planque permettait un ravitaillement rapide dans le quartier. « Un logement qui servait de base et qui n’avait jamais été retrouvé. Les collègues de la BAC avaient acquis la certitude qu’ils brûlaient et qu’ils s’approchaient ces derniers jours du centre névralgique. Ils ont effectué un super travail lié à leur connaissance du terrain. Ils ont prospecté sans relâche mais avec discrétion. Vendredi, en effectuant une reconnaissance dans cet immeuble de la galerie Wagner, ils sont tombés nez à nez avec une connaissance qui a voulu s’enfermer dans l’appartement de cet immeuble. Les collègues ont compris ensuite en découvrant l'arsenal qu’ils avaient retrouvé l’appartement servant de planque aux trafiquants du quartier », souligne une source syndicale policière.

Avec des saisies intéressantes à la clef. Selon cette même source, les enquêteurs auraient découvert dans cet appartement : « Des armes de poing, un fusil mitrailleur chargé, une Kalachnikov avec près de 1 000 cartouches, une grenade d’assaut, des gilets pare-balles, de l’argent, près de 20 kilos de drogue avec du cannabis, mais aussi de la cocaïne et de l’ecstasy ».

Trois personnes ont été interpellées dans cette affaire. Leurs gardes à vues sont toujours en cours ce lundi matin.

Boris De la Cruz

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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Un commentaire

  1. Ne trouvez vous pas étrange que de telles opérations réussies n ‘est lieu que depuis que le gouvernement est affirmé haut et fort la guerre aux trafics? Pourquoi avant n y avait il pas unetelle réussite? Tout le monde dans le quartier savait ? beaucoup avait informé les autorités au cours des 30 dernières années, pourquoi ne pas las avoir écouté?
    fAUT il dans ce pays sortir le fouet pour voir le travail s’accomplir? Et la municipalité toujours les yeux fermés, et si prompte à être informée, pourquoi n avait elle pas fait de vraies pressions pourdes actions fortes?

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