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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

CCI, un gagnant et des (mauvais) perdants ? À la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), c’est comme les Allemands au foot : à la fin c’est Éric Giraudier qui gagne. Et pourtant, la liste de Philippe Broche a usé de tous les artifices pour contrer le président sortant de la Chambre consulaire. Mais la ficelle était trop grosse et les acteurs loin d’être au niveau. La plupart ont oublié que ce ne sont pas les réseaux sociaux qui font une élection, ni les mensonges répétés ici et là qui pèsent sur les votes. Et oui, ceux qui pensaient influencer le scrutin en misant sur un cheval – le mauvais en l’occurrence – en sont aujourd’hui pour leur frais. Ces mêmes ont aussi oublié que Nîmes était la plaque centrale du scrutin. Comment pourrait-il en être autrement dans le bassin d’entreprises le plus important ? Comment jouer contre Jean-Paul Fournier et Franck Proust, respectivement maire de Nîmes et président de Nîmes métropole ? Et comment passer sous silence l’investissement d’Éric Giraudier pendant la crise sanitaire ? Lui qui s’est démené avec ses services pour venir en aide aux entreprises dans la panade. Bien sûr, il y a eu le rapport de la Chambre régionale des comptes : les magistrats ont souligné les dépenses occasionnées par la présidence Giraudier et les tergiversations dans les recrutements. Le représentant des chefs d’entreprise n’est pas un homme commode, personne ne le conteste. Il a des défauts et se retrouve parfois sur le fil, comme le projet de nouveau siège social de la CCI associé à l’UPE30 qui pose question. Surtout quand on sait qu’il a lui-même présidé cette organisation, et que ses proches la dirigent aujourd’hui… Mais les élus n’ont-ils pas voté ce projet à la majorité ? La Chambre de commerce régionale (CCIR) a donné quitus, sans quoi il aurait été impossible de vendre le siège de la rue de la République et de se lancer dans ce nouveau projet dantesque. Enfin, lors de l’élection de renouvellement des sièges qui s’est terminée cette semaine, c’est la liste portée par l’UPE30 qui l’a emportée. Les sociétés étaient bien entendu parfaitement informées de cette nouvelle construction. Mais ce n’est pas suffisant pour les opposants de Giraudier : la faible participation aurait joué contre eux et contre leur vision d’une CCI départementale. Ils avaient pourtant toutes les cartes en main pour se faire entendre, ils ont même fait campagne contre ce projet. Force est de constater qu’ils n’ont pas su convaincre. Si les chefs d’entreprise ne veulent pas d’eux, il serait temps qu’ils en prennent acte. Peut-être aussi que certains dirigeants ont eu le sentiment que l’on se moquait d’eux. Prônant des économies du matin au soir, certains candidats ont oublié de préciser qu’ils étaient partis avec un énorme chèque de la CCI, des sommes qui n’ont pas arrangé l’endettement de la Chambre. Mais cela c’est une autre histoire… L’élection a clarifié les choses : Éric Giraudier a les mains encore plus libres pour mener à bien ses projets. Les urnes ont parlé. Rendez-vous dans cinq ans.

Législatives : le casting des Républicains. Il y a quelques semaines, Objectif Gard dévoilait les candidats en piste pour la députation du côté du Parti socialiste. Ce dimanche, voici le casting des Républicains. Sur la 1ère circonscription, comme on l’écrivait ici même la semaine dernière, c’est l’adjointe déléguée à l’Éducation de la ville de Nîmes, Véronique Gardeur-Bancel, qui est sur la ligne de départ. Sur la 2e, le secrétaire départemental et le président de la fédération du Gard, Franck Proust et Christophe Rivenq, attendent le retour définitif d’Eddy Valadier, le maire de Saint-Gilles. Mais ça sent bon… Sur la 3e, c’est Blandine Arnaud, chef de file du groupe majoritaire de Villeneuve-lez-Avignon et conseillère nationale Les Républicains. Pour la 4e circonscription, Max Roustan, le maire d’Alès est candidat. Franck Proust appuiera d’ailleurs sa candidature le 23 novembre prochain lors d’un bureau national à Paris. Pour la 5e, Léa Boyer, la nouvelle conseillère départementale et élue d’Alès sera la candidate. Enfin, sur la 6e, plus de suspense, c’est le Nîmois François Courdil qui portera les couleurs de la Droite. Un casting qui respecte donc la parité et qui pourrait même être renforcé par une quatrième femme si Eddy Valadier revenait sur son choix. Caroline Breschit, qui vient de démissionner de tous ses mandats, pourrait relever le challenge.

Législatives : la bataille des Cévennes a commencé ! Terres de Gauche, les 4e et 5e circonscriptions attisent bien des convoitises. Plusieurs candidats veulent livrer bataille dans l’espoir de devenir député. Sur la 5e, le vice-président du conseil départemental, Martin Delord, réfléchit à se présenter. Élu de Gauche, l’édile s’est toutefois éloigné du Parti socialiste. Si la présidente PS du Département, Françoise Laurent-Perrigot, soutient sa candidature après que lui-même l’ait soutenu au Département, un autre socialiste en la personne d’Anthony Alarcon a, lui aussi, envie d’y aller. Et ce n’est pas le seul problème de Martin Delord… Patrick Malavieille, l’incontournable maire et élu départemental PCF de La Grand’Combe, pousse le maire de Cendras, Sylvain André. « On ne va pas investir deux socialistes sur les 4e et la 5e circonscriptions ! », houspille l’édile. Sur la 4e, le patron du PS local, Arnaud Bord, est bien décidé à aller jusqu’au bout et ne plus faire de la figuration. Fin novembre, socialistes et communistes se rencontreront pour tenter d’éclaircir la situation. Ca promet !

Véronique Gardeur-Bancel s’explique avec Jouve. Jean-Baptiste Jouve, jeune représentant Les Républicains dans le Gard et attaché parlementaire de Laurent Burgoa, a failli s’étouffer dimanche dernier en lisant les indiscrétions politiques d’Objectif Gard. Il y a en effet découvert que la nîmoise était la candidate choisie par la Droite pour la 1ère circonscription des législatives 2022. Agacé, il ne s’est pas démonté et a pris son téléphone pour appeler Véronique Gardeur-Bancel. Lors de cet échange, il n’aurait pas hésité à lui dire tout le mal qu’il pensait de sa candidature et qu’elle ne serait pas, selon lui, la femme de la situation. Cet échange musclé s’est poursuivi ce jeudi 11 novembre à l’occasion des cérémonies de commémoration du 103e anniversaire de l’Armistice de 1918. L’élue à la ville de Nîmes l’a repris de volée devant tout le monde. Il semble même que Laurent Burgoa ne soutient pas son poulain dans son entreprise de candidature… Mais au fait, à Droite, tout va bien ?

Qui pour remplacer le maire de Vauvert, Jean Denat ? Promis depuis des années à sa première adjointe et désormais conseillère régionale, Katy Guyot, qui n’a eu de cesse d’être à ses côtés dans les bons comme dans les mauvais moments, il semblerait que le maire de Vauvert ait l’intention de lui faire un petit dans le dos. Selon les rumeurs les plus pressantes en Petite Camargue et au Département, Jean Denat aurait jeté son dévolu sur Bruno Pascal. Victorieux aux Départementales avec sa binôme, Pascale Fortunat-Deschamps, l’adjoint aux Festivités de Vauvert pourrait donc prendre la suite du maire aux célèbres chemises fleuries. 2026 est encore loin, mais Katy Guyot ne semble plus en passe d’être récompensée pour son entière loyauté. Peut-être espère-t-elle que le maire change d’avis… comme de chemise ?

Laurent Boissier sur le départ ? Saïd Chabane, le président du SCO Angers, en a fait l’une de ses priorités. L’adjoint aux Sports de la ville de Nîmes pourrait quitter la capitale du Gard dans les prochaines semaines pour rejoindre le club de Ligue 1 afin de reprendre son costume de directeur sportif, qu’il avait soigneusement rangé dans son placard il y a plusieurs mois après son départ du Nîmes Olympique. En tout état de cause, le nouveau contrat avec le club angevin est sur sa table de chevet, mais Laurent Boissier hésite encore. D’abord parce qu’il entretient d’excellentes relations avec le maire, Jean-Paul Fournier, et imaginait ces derniers mois qu’une fenêtre pouvait s’ouvrir pour lui en 2026. Mais ce qui pourrait faire pencher la balance, c’est la gestion du dossier du Nîmes Olympique au sein de la mairie qui a fortement déçu l’intéressé : il s’en était d’ailleurs ouvert dans les colonnes d’Objectif Gard il y a quelques temps. Entre la politique et le foot, le Nîmois va devoir se décider. Un choix cornélien qu’il devra trancher très vite.

Au PS, un invité qui dérange. Légère polémique chez les socialistes à l’occasion de la venue d’Amine El Khatmi, le 19 novembre prochain. Invité par la fédération PS du Gard, nouvellement dirigée par Arnaud Bord, certains socialistes s’interrogent. Ils ont été mis devant le fait accompli alors que l’ex-militant socialiste, désormais président du Printemps républicain, ne manque pas une occasion de se mettre à dos ses anciens collègues. On lui reproche ses prises de position proches de l’extrême-Droite. Il est d’ailleurs régulièrement invité sur les plateaux de la chaîne Cnews qui a fait d’Éric Zemmour son chouchou. Amine El Khatmi considère de son côté défendre simplement la laïcité et les valeurs républicaines. Viré du conseil national du PS avant même le premier tour de la présidentielle en 2017, l’ancien socialiste aura l’occasion de s’exprimer sur ses positions controversées. Il le fera aussi sur le plateau de l’émission Bonsoir le Gard, vendredi prochain en direct vidéo sur Objectif Gard. Il se retrouvera face à la députée Françoise Dumas et l’ex-rapporteur de l’Observatoire de la laïcité, Nicolas Cadène.

La députée Chapelier pas totalement démonétisée… Lors de sa venue à Nîmes, le grand patron de La République en Marche, Stanislas Guerini, a assuré que la députée de la 4e circonscription, Annie Chapelier, était toujours dans la « maison commune ». Depuis plus d’un an, la parlementaire fait polémique : après avoir quitté LREM, la Gardoise a fini par rejoindre le groupe Agir en expliquant qu’un parlementaire « ne servait à rien. » Toutefois, si la députée issue de la société civile est candidate à sa succession, elle pourrait se faire investir dans le cadre des négociations avec Agir. « Cette formation n’est pas si éloignée de nous. J’ai vu les frondeurs sous François Hollande, il y avait une véritable explosion idéologique. Là, ce n’est pas le cas », indique ce même Stanislas Guerini. Mais que les membres d’En Marche dans le Gard, qui détestent Annie Chapelier, se rassurent. La députée a annoncé, hier soir sur les réseaux sociaux, qu’elle renonçait à un second mandat. « Ces combats, je les continuerai en tant que citoyenne investie et responsable car ils sont ce qui déterminera notre avenir. Je n’envisage pas de me représenter aux prochaines élections, mais je continuerai malgré tout à mener ces luttes jusqu’au bout. » La messe est dite ?

Le nouveau logo du Département du Gard

Le Département, une pierre trois coups. On vous en parlait récemment, le département du Gard change son logo. Il sera officialisé demain à travers une nouvelle campagne de communication. Ce logo fait la part belle au Pont du Gard et retrouve son nom d’origine : « Conseil départemental du Gard ». Dans la même veine, Vincent Taisseire, directeur de cabinet de la présidente Laurent-Perrigot, et ses équipes ont décidé de mettre à l’honneur les agents du Département dans une nouvelle campagne presse. « Le Département c’est notre maison commune, on doit donc se présenter aux Gardois », explique une source du cabinet. Nouveau logo, nouvelle communication et changement aussi en interne avec le lancement d’un nouvel intranet pour tous les fonctionnaires. Un outil attendu depuis des années qui permettra de gagner du temps et de travailler davantage en mobilité. Tout cela laisse entendre ce dimanche que le Département est enfin de retour, ça fait plaisir !

Il est content Sanchez. De bonnes nouvelles pour le maire de Beaucaire cette semaine. D’abord, après le conseil régional d’Occitanie (2 031 298 €) et l’Agence nationale du sport (550 000 €), il vient de se voir attribuer de la part du Conseil départemental du Gard une subvention de 1 million d’euros pour le projet d’agrandissement de la base nautique de la commune en vue des Jeux Olympiques à Paris en 2024. Le porte-parole du Rassemblement national n’a pas hésité à remercier chaleureusement sur les réseaux sociaux la présidente, Françoise Laurent-Perrigot. Quelques heures plus tôt, il a félicité Eric Giraudier et son équipe, réélus très largement à la tête de la CCI du Gard. « Une Chambre consulaire dont les dirigeants ne font pas de politique politicienne et travaillent avec chacun, c’est plutôt rare. Content pour les Gardois », a indiqué Julien Sanchez. Allez, vu que la semaine n’est pas finie, on peut tout imaginer : le maire de Beaucaire pourrait aussi annoncer son ralliement à sa meilleure ennemie, Carole Delga, la présidente de la région Occitanie !

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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Un commentaire

  1. Ainsi donc l’opposition à Giraudier a usé de tous les artifices dans la campagne électorale. Il faudrait juste savoir que le contraire a été fait car comment appeler le fait d’utiliser la logistique de la CCI pour mener sa campagne sous couvert d’inviter les chefs d’entreprise à voter ? Et pour quel résultat ? 88,6 % d’abstention. Il faut revenir sur terre.

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