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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Et après ? Après la séquence politique intense des Législatives, le moment est bien choisi pour compter les points. Et de faire le bilan des forces en présence et de juger les performances des différentes personnalités. À Droite, le compte est vite fait : personne ne s’est imposée. À Nîmes particulièrement, la défaite de François Courdil est commentée. Alors que le jeune pousse nîmois voulait montrer ses muscles, il va être obligé de repartir à la salle quelques années. Les moyens engagés, le porte-monnaie familial et la communication déployée pour l’emmener à la victoire n’auront pas suffi. Ses chances de jouer les premiers rôles dans quatre ans se sont largement amoindries. Pour le bonheur de certains. Et en particulier de Julien Plantier que beaucoup s’aventuraient à confronter. Le premier adjoint est hors catégorie aujourd’hui. Sa victoire il y a un an aux Départementales dans un contexte si difficile d’une union de la Gauche et du covid a montré définitivement sa capacité à rassembler. Véronique Gardeur-Bancel sur la 1ère circonscription a fait pâle figure. Qui peut s’en étonner ? À la mairie de Nîmes en tout cas, personne ne lui en veut. Au contraire, ayant accepté de partir à l’abattoir, elle bénéficie désormais d’un capital confiance du maire et des troupes Les Républicains. Sur la 2e circonscription, la victoire du député sortant RN Nicolas Meizonnet n’est pas une surprise. Malgré la déception des maires de Gauche et de Droite confondus. Yvan Lachaud a joué le tout pour le tout, mais prouve une nouvelle fois que sortir de sa retraite n’est pas une mince affaire. Quand on est fini, c’est pour de bon ? Du côté du Gard rhodanien, c’est la soupe à la grimace. Anthony Cellier, le député sortant, est amer. Sa défaite ressemble furieusement à celle de Fabrice Verdier cinq ans plus tôt. Faire le boulot à l’Assemblée nationale et répondre aux attentes d’un territoire est le cadet des soucis des électeurs qui préfèrent voter en fonction du vent national. Et que dire d’Alès ? Qui, à la Présidentielle comme aux Législatives, a placé Marine Le Pen et ses équipes en tête. Qui peut dire désormais que les Municipales de 2026 seront une promenade de santé pour Christophe Rivenq, le premier choix de Max Roustan et pour la Gauche ? C’est peut-être d’ailleurs le souci de tous les territoires du Gard. Avec un RN qui a propulsé quatre députés à Paris, le front républicain, la peur du vote extrême a changé de camp. Il ne suffit plus d’agiter le chiffon brun pour assurer sa victoire. Il faut se reconnecter avec les gens. Et à ce stade, tout le monde peut balayer devant sa porte. Et se remettre en question. Sans changement profond, la réalité d’aujourd’hui annonce les cauchemars de demain.

Courdil s’enflamme ! Sept conseils de quartier présidés par sept élus de la Ville. Chaque élu bénéficie d’une enveloppe de 100 000 euros par an pour accompagner les projets de la cinquantaine de comités de quartier de Nîmes. Jusque ici tout va bien ! Sauf que mercredi soir, l’adjoint aux Centres sociaux et à la Politique de la ville, François Courdil, s’est un peu emballé à l’occasion d’un conseil de quartier. Il a fait voter l’attribution d’une subvention de 70 000 euros à un seul et unique comité de quartier, celui de Grézan. Soit 70 % de son budget annuel. Apprenant la nouvelle, les autres comités de quartier de la Ville sont scandalisés. « En 20 ans, nous n’avons jamais vu cela« , glisse un membre du conseil de quartier présent mercredi soir dernier. Chez les autres élus de Nîmes qui président les conseils de quartier, c’est la consternation. « En matière de politique de clientélisme, on n’a jamais connu mieux à part peut-être à Levallois-Perret. » On va finir par appeler François Courdil le nouveau Lucky Luke de Nîmes, celui qui sort le chéquier plus vite que son ombre…

Et Macron dans tout cela ? Un déplacement était prévu sur la Base de sécurité civile à Nîmes pour lancer officiellement le projet de Base d’excellence européenne la semaine prochaine. Patatras, les mauvais scores aux Législatives pourraient contrarier le calendrier ficelé de longue date. Le président de la République a quelques autres chats à fouetter avant. Il lui faut trouver quelques menus accords avec les partis d’opposition pour mettre en oeuvre sa politique… Loin d’être gagné. Mais du côté de l’Agglo de Nîmes, on ne perd pas espoir. Emmanuel Macron a aussi besoin de bonnes nouvelles… Et de montrer que malgré le contexte politique défavorable, il est au travail. Le déplacement pourrait donc avoir lieu cet été.

Amal Couvreur, la schizophrénie en marche. L’amitié entraîne quelques fois l’aveuglement. Prenons Amal Couvreur, la conseillère départementale et régionale sans étiquette mais qui porte le coeur plutôt à Gauche et sensiblement proche du Parti socialiste. À l’occasion de l’entre-deux-tours des Législatives, certains de ses adversaires se sont étonnés de sa capacité à changer de costume en fonction des circonstances. Le matin, sur un marché avec la députée sortante En Marche Françoise Dumas. Et quelques heures plus tard, c’est avec Nicolas Cadène que l’on a pu la retrouver. Cette fois-ci, pour combattre ouvertement la politique de la Majorité présidentielle. Rappelons qu’Amal Couvreur est aussi dans l’équipe de Carole Delga à la Région, tête de liste dans le Gard aux dernières régionales. Quelle aurait été alors sa position si un socialiste avait été face à Françoise Dumas ? Serait-elle partie ramasser des champignons en Cévennes ? Ou aurait-elle fait preuve de clarification ?

Photo DR

Valadier, la photo qui ne passe pas. Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, est en colère comme jamais. Contre Eddy Valadier le maire de Saint-Gilles qui a une nouvelle fois joué un rôle trouble lors des Législatives appelant à voter du bout des lèvres pour le candidat Les Républicains, Frédéric Touzellier, le maire de Générac au premier tour et se précipitant au deuxième dans les bras d’Yvan Lachaud, le candidat de l’ex-Majorité présidentielle et ennemi juré du maire de Nîmes. On connaît la suite… Mais alors vendredi dernier, quand Jean-Paul Fournier a découvert la photo (ci-dessus) des Républicains tout sourire aux côtés d’Eddy Valadier lors de la séance au Conseil départemental, son sang n’a fait qu’un tour. Encore davantage quand il a constaté que ses adjoints ne lui avaient pas demandé l’autorisation… L’ambiance dans les prochains jours à Nîmes métropole risque d’être massacrante. D’autant que le maire de Nîmes a tout fait pour retirer la finale du Bolsin de Nîmes Métropole à la commune de Saint-Gilles. Sans succès, tout était déjà signé. Mais en 2023, sauf revirement de situation, cette finale aura probablement lieu dans les arènes… de Nîmes !

L’ambiance rose bonbon… Après avoir été contrarié par Franck Proust considérant qu’il avait mal géré le dossier des associations sportives féminines, allant jusqu’à refuser aux élus de la Ville de participer à une corrida lors de la feria de Pentecôte avec le président de Nîmes Métropole, Jean-Paul Fournier s’est finalement ravisé. Il a retrouvé une relation harmonieuse avec son ami de plus de 20 ans. Il faut dire que les Législatives sont passées par là. Le maire de Nîmes était persuadé jusqu’à quelques jours avant le premier tour, que François Courdil serait au second tour. Bien mal lui en a pris. Lui qui cherche inlassablement à trouver une alternative à Julien Plantier, redoutant que ce dernier bénéficie d’une puissance de feu inarrêtable d’ici 2026… Alors qu’un temps, il avait imaginé débrancher son premier adjoint pour confier le poste à Sophie Roulle, son élue en charge de la Culture, finalement, il s’est décidé à allumer quelques cierges espérant que les ennuis judiciaires de Franck Proust ne soient qu’un mauvais souvenir dans quelques mois… L’espoir fait vivre !

Le téléphone pleure. Après sa défaite, Françoise Dumas a connu le deuxième effet Kiss cool. Le téléphone qui sonne, les personnes fragiles qui tapent à la porte de sa permanence. Mais l’ex-députée, sortie par le candidat RN Yoann Gillet, doit à son plus grand regret passer son temps à renvoyer les gens… Vers le nouveau député. Impossible de régler les difficultés de la population sans désormais aucun appui local ou national. Sans compter que la Nîmoise veut tourner la page politique. Les premiers échos l’annonce chez le bailleur social Habitat du Gard ou Un toit pour tous. Pourquoi pas au sein d’un des services de l’armée dans le Sud de la France ? Rappelons que Françoise Dumas est colonel de réserve… Une prise de distance salvatrice qui devrait lui permettre de mieux comprendre les raisons pour lesquelles il y a une semaine, le front anti-Macron a pris le dessus face au front républicain. Et pourquoi son ancrage local, son travail et son expertise pour le territoire n’ont pas suffi. Il faut dire qu’elle a bien été aidée par Charles Menard et la clique des Insoumis qui ont préféré jouer avec le feu. Et brûler toute la première circonscription…

Vous voulez voyager ? Après Dublin (Irlande), Edimbourg (Ecosse), Nîmes Métropole et son délégataire Edeis ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin. Maintenant que les lignes historiques vers Bruxelles, le Maroc et Londres sont sécurisées, il est temps de travailler à de nouvelles destinations. À la rentrée, ce sont deux ou trois nouvelles destinations qui seront annoncées. Vers l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Mise en route prévue en 2023. À ce rythme, il ne servira bientôt plus à rien de partir à Marseille ou Montpellier pour voyager en Europe. Une bonne nouvelle pour le territoire et son économie, assurément !

Des entreprises tapent à la porte. C’est Noël avant l’heure du côté de l’Agglo de Nîmes. Alors que l’on s’était habitué aux annonces à grand renfort de communication sans véritable résultat, Franck Proust fait le choix d’une politique inversée. D’abord on finalise et après on annonce les bonnes nouvelles. Ce sont donc deux, voire trois nouvelles écoles de formation qui sont en cours de signature pour une installation sur le territoire nîmois. Cerise sur le gâteau, une entreprise canadienne dans le domaine industrielle débarquerait aussi. Avec près de 200 emplois à la clé. Nîmes, plateforme incontournable de la formation et de l’activité industrielle ?

Le patron des pompiers va ouvrir un gîte en Isère ! Si son contrat devait initialement durer cinq ans, le directeur des pompiers gardois, Jean-Michel Langlais, a décidé de prendre sa retraite. Il en a informé depuis plusieurs mois le président du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours), Alexandre Pissas. Selon nos informations, son départ est prévu au 1er novembre. Toutefois à 60 ans, Jean-Michel Langlais ne restera pas sans activité : il compte ouvrir un gîte à Vienne, en Isère, sa ville d’origine dans laquelle il a démarré sa carrière. Sans doute plus reposant que la gestion des pompiers du Gard et du syndicat Sud…

PS : le débrief des Législatives. Ce mercredi, une trentaine de socialistes s’est retrouvée à la fédération pour un conseil spécial Législatives. Avec quatre députés RN sur six dans le département, le moral n’était pas forcément au beau fixe. D’autant que le seul socialiste investi par la Nupes, Arnaud Bord, a échoué sur la 4e circonscription. Si beaucoup ont accusé la Majorité présidentielle d’avoir diaboliser Jean-Luc Mélenchon, d’autres ont désapprouvé cette union autour de Jean-Luc Mélenchon et ont appelé à retourner sur le terrain pour écouter et répondre aux attentes des électeurs, dont une majorité a boudé les urnes ce dimanche.

Michel Onfray débarque dans le Gard ! Le philosophe, essayiste et polémiste français, Michel Onfray, lance l’université d’été de Front Populaire, en lien avec son média crée il y a plusieurs mois maintenant. Les 2, 3 et 4 septembre prochain, il donne rendez-vous à Uzès sous la thématique « France : Que faire ? ». « Au lendemain d’une crise sanitaire qui a illustré l’urgence souverainiste, et alors qu’une nouvelle crise internationale appelle plus que jamais l’indépendance des nations, nous avons convié des chercheurs, des essayistes et des journalistes pour réfléchir avec vous à l’avenir de notre pays », explique Michel Onfray. Au menu : conférences, débats, tables rondes, échanges, banquet républicain et soirée concert. Au cœur de ces échanges, Michel Onfray et Stéphane Simon, bien sûr, mais aussi Boualem Sansal, Paul Melun, Christine Kelly, Guillaume Bigot, Jacques Sapir, Céline Pina, Regis de Castelnau, Franz-Olivier Giesbert, Jean-Luc Barré ou encore Georges Kuzmanovic…

Michel Onfray débarque dans le Gard, définitivement. Au-delà de l’université d’été de Front Populaire, notre petit doigt nous dit que le philosophe français compte bien s’installer durablement dans le Gard. Il vient d’acheter une maison sur la commune gardoise de Brignon près d’Alès. Difficile de savoir s’il s’agit d’une résidence principale ou secondaire à ce stade. Mais les premiers informés ont compris que Michel Onfray était tombé amoureux du Gard et pourrait être présent une grande partie de l’année…

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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Un commentaire

  1. Pourquoi ne pas dire que Amal Couvreur a appelé à voter contre le RN ainsi qu’elle l’a dit et redit dans une interview à OG et non pas comme un soutien à la politique de E. Macron
    Les indiscrétions manquent clairement d’objectivité.

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