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FAIT DU JOUR Miss Languedoc 2022 : trois Gardoises en lice pour ramener l’écharpe à la maison

Chloé Hervieux, Emma Morandini et Mahya Haulivier vont représenter le Gard ce soir (Photo Comité Miss Languedoc)

Mahya Haulivier a été élue Miss Pays d’Uzès en février dernier. (photo Laurent Vu / Comité Miss Languedoc-Roussillon)

La finale de l’élection Miss Languedoc 2022 aura lieu ce vendredi 5 août, à partir de 21h, à Beaucaire. Quatorze candidates sont en lice pour décrocher la fameuse écharpe et un ticket pour le concours Miss France en décembre. Depuis deux ans, la couronne régionale est portée par des Gardoises. D’abord Illana Barry, originaire d’Aigues-Mortes, puis par Marion Ratié, habitant Redessan. Cette année, trois Gardoises sont sélectionnées pour la finale et tenteront de ramener l’écharpe à la maison. Présentation.

Mahya Haulivier

Mahya Haulivier regarde depuis ses 10 ans le prime de Miss France à la télévision. « J’admire ces femmes qui ont gravi les marches pour arriver jusqu’à ce plateau. Ça m’a toujours fait rêver. Je me suis dit : plutôt que d’être derrière l’écran, pourquoi ne pas aller directement dans la télévision », indique la jeune femme de 24 ans qui a grandi entre Beaucaire et Tarascon avant de s’installer depuis quelques temps à Aramon.

Du haut de son mètre 76, ses proches l’ont toujours encouragée à tenter sa chance. Mahya a attendu quelques années avant d’avoir le déclic et de se sentir prête. Elle a remporté la couronne de Miss Pays d’Uzès 2022 le 5 février, puis s’est qualifiée lors de la demi-finale à Alès, lundi. C’est Diane Leyre, la Miss France 2021 en personne, qui a annoncé son numéro.

« J’ai vu aussi la misère du pays »

À chaque étape, la Gardoise essaie de mettre de côté son stress et de profiter du moment présent. « On est bien entourées. Les filles sont solidaires entre elles. Les tenues, le maquillage et la coiffure aident aussi à se donner confiance », relate-t-elle. Depuis plusieurs semaines, Mahya baigne dans un univers très différent du sien. La jeune femme entamera sa deuxième année de BTS Assurance à la rentrée. Avant, elle a passé une licence d’Anglais à la faculté d’Avignon. C’est aussi une amoureuse de la campagne et une passionnée de musique à l’oreille éclectique, qui a joué pendant cinq ans du piano en école.

Si elle était élue Miss Languedoc 2022, elle veut se servir de sa notoriété comme un tremplin vers des projets humanitaires à l’étranger. Ce souhait l’anime depuis un voyage qu’elle a effectué au Congo, le pays d’origine de son père, quand elle avait 11 ans. « Pendant un mois complet, j’ai pu rencontrer ma famille, mais j’ai aussi vu la misère du pays. Ça me tient vraiment à coeur d’aider ces personnes en difficulté« , conclut-t-elle.

Chloé Hervieux

Miss Alès lors de l’une de ses toutes premières sorties post-élection à l’occasion de la Feria, accompagnée de ses deux dauphines (Photo C.M)

Chloé Hervieux a bien grandi depuis le 22 mai dernier et son titre de Miss Alès obtenu dans l’intimité de l’espace Cazot. Au propre comme au figuré. Car la jeune femme de 18 ans dit avoir gagné un bon centimètre depuis l’élection alésienne pour s’établir désormais à 1m77. C’est en tout cas la taille officielle avec laquelle elle a concouru ce lundi soir lors de la demi-finale de Miss Languedoc qui avait lieu dans sa ville.

Participant il y a deux mois à son tout premier concours de beauté, inscrite par sa maman, Chloé Hervieux a réalisé « un rêve de petite fille ». Le rêve se poursuit pour celle qui a depuis obtenu son bac professionnel « accompagnement, soins et services à la personne », avec la mention Bien. Lundi soir, devant près de 2 000 personnes, l’Alésienne qui a dix ans de cours de danse dans les pattes n’a eu aucun mal à exprimer sa grâce lors des défilés en robe, puis en maillot de bain, sur la scène installée près du perron de l’Hôtel de ville.

« Il faut prendre ça comme un moment de plaisir »

Elle redoutait en revanche la périlleuse épreuve du discours. « C’est ce qui me faisait le plus peur », avoue-t-elle. Et Miss Alès d’ajouter : « Mais ça s’est bien passé, je pense l’avoir bien réussi. En tout cas j’ai donné le meilleur de moi-même. » Une performance qu’elle tentera de réitérer ce soir à Beaucaire, avec un texte légèrement revisité : « Je m’appuierai sur les mêmes bases mais je vais changer un passage. » Avec lucidité, Chloé Hervieux sait qu’elle ne doit pas l’apprendre par cœur, afin d’éviter de donner l’impression de réciter : « Je vais cibler quelques mots clés. Malgré la pression, il faut prendre ça comme un moment de plaisir. Il faut rester soi-même, naturelle. Je vais miser sur ça. »

Des conseils qui lui ont peut-être été prodigués par l’Alésienne Raphaële Navarro, ex-Miss Languedoc, qui s’attend à ce que ça se joue « à des détails » entre les 14 finalistes. Qu’elle soit élue ou non, Chloé Hervieux poursuivra ses études à la rentrée, en quête d’un BTS « services et prestations des secteurs sanitaire et social » afin de devenir infirmière. Sa parenthèse enchantée se prolongera quant à elle jusqu’au printemps prochain avec ses deux dauphines Maëva Enjolras et Louise Bélaïdi, avec qui elle a « tissé des liens » et vit des moments « inoubliables ».

Emma Morandini

Emma Morandini représente Nîmes (Photo DR)

Native de Marseille, Emma Morandini est arrivée dans le Gard à six ans du côté de Calvisson. Âgée aujourd’hui de 23 ans, elle est en master de droit fiscal à Aix-en-Provence. Peu importe le résultat ce soir, Miss Nîmes a déjà décidé de faire une année de césure : « j’ai envie de faire autre chose pour rebondir encore mieux après. » Pourquoi pas des missions humanitaires ou travailler dans l’animation comme elle le fait déjà cet été et ce depuis six ans dans une résidence de vacances de sa commune.

Ainsi, la jeune femme n’a pas eu trop la possibilité de fêter sa qualification en finale lundi à Alès. « J’ai dormi trois heures et à neuf heures j’étais au travail assure la responsable d’animation qui confie être de nature hyperactive, plus j’en fais, mieux c’est pour moi. » Sollicité par le Comité miss Languedoc-Roussillon, qu’il a repéré sur Instagram, pour déjà se présenter en 2021, Emma a franchi le pas cette année et gagnée le droit dans un premier temps de représenter la cité des Antonin le 11 juin dernier, cinq jours après avoir fêté ses 23 ans.

« Ma plus grande peur était de tomber et ça m’est arrivée »

« J’ai vraiment senti un engouement derrière moi. J’ai envie de ramener la couronne à Nîmes », confie la Calvissonnaise motivée à devenir Miss France 2023. Il faut d’abord ramener l’écharpe de Miss Languedoc face aux 13 autres prétendantes. « Je suis devenue mature, je me sens bien dans mes baskets. Mon âge c’est un atout. Le monde des Miss me plaît car ce n’est pas qu’une question de physique. Je ne me suis jamais trouvé spécialement jolie. L’aisance à l’oral, la démarche, tout compte », tient à rappeler celle qui a terminé première au test de culture générale lors de la demi-finale.

Pour ce soir, elle est déterminée à s’imposer, d’autant plus depuis qu’elle est libérée d’un poids. « Ma plus grande peur était de tomber et ça m’est arrivée au moment du discours sur la balançoire à Alès. Cela a fait rire tout le monde et je m’en suis sortie. Même Miss France m’a dit que j’avais été exemplaire. Maintenant, je peux tout affronter », raconte l’étudiante. Confiante en sa personnalité, elle espère convaincre le jury et ainsi succéder à Florence d’Odorico, la dernière Miss Nîmes élue Miss Languedoc. C’était il y a 15 ans !

Marie Meunier, Corentin Migoule et Corentin Corger 

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