Jean-Pierre Borezée expose du 13 mars au 12 avril 2026 à la Galerie 4 Barbier, située au 4 rue Maubet à Nîmes. Intitulée Run run run, l’installation interroge cette injonction permanente à aller toujours plus vite. « Faut-il autant courir, et où ? » glisse-t-il, invitant le public à « Stop Running ! Stop ! », et à s’arrêter à la galerie nîmoise.
À quelques pâtés de maisons de la Maison Carrée, ce lieu géré par une association loi 1901 expose l’art contemporain nîmois dans une rue étroite de l’Écusson, perpendiculaire au boulevard Victor-Hugo. Rue Maubet, la vitrine est visible de 17 h à 22 h. Des ouvertures ponctuelles ont parfois lieu, signalées par la lumière qui s’allume derrière la baie vitrée.
Pastiche 51
Dans la salle principale Pastiche 51, une série d’images retravaillées à partir d’œuvres connues de l’histoire de l’art. Les reproductions sont scannées, tramées puis transformées par l'artiste, souvent en noir et blanc avant d’être réinterprétées par la couleur, jaune comme les cheveux de Trump, et par l’ajout de nouveaux éléments.
Le parcours suit un ordre chronologique. Des peintures du XVe siècle aux artistes contemporains. Jean Fouquet, Le Titien, Caravage, Picasso, Cézanne ou Van Gogh, mais aussi Gerhard Richter, Andy Warhol ou Miró.
D’autres éléments visuels apparaissent dans l’installation. Des photographies de pneus, réalisées sur un site où ils sont accumulés, dialoguent avec le motif de la course évoqué par le titre Run run run. Des références à la grotte Chauvet ou encore à des symboles contemporains – figures politiques ou images liées au cinéma – s’inscrivent également dans cette réflexion sur l’histoire humaine, Donald Trump en première ligne, rassemblée sous le titre Homo sapiens ?.
Puzzles
Plasticien, sérigraphe, céramiste, concepteur de jeux et de puzzles pédagogiques, un peu touche-à-tout, il explore tous les arts, du bois à la porcelaine. À travers des sérigraphies et quelques surprises, l’artiste avignonnais déroule un texte-manifeste. Courir après le temps, agir sans réfléchir, puis marquer l’arrêt. « Pause… inspirer, expirer », écouter le silence, ressentir le bruissement des feuilles, « apprendre à perdre son temps ». Artiste touche-à-tout, son travail passe de la sculpture à l’image imprimée, de l’objet à l’installation, dans une recherche d’équilibre proche de l’architecture et de la scénographie.
Vernissage vendredi 13 mars de 18h à 21h. Présence de l’artiste le dimanche 15 mars de 14h à 17h, les samedis 21 et 28 mars de 14h à 18h, ou sur rendez-vous au 06 09 34 60 86.
Site internet de l'artiste ici
Jean‑Pierre Borezée
Né en 1946, Jean‑Pierre Borezée vit et travaille à Avignon. Plasticien aux pratiques multiples, il explore la sérigraphie, la céramique, les arts numériques et l’installation. Son parcours débute aux Beaux-Arts de Paris où il étudie l’architecture avant de développer une activité très diversifiée mêlant design, graphisme, scénographie d’exposition et création artistique.
Au fil des années, son travail se construit dans une logique expérimentale et transversale. Borezée conçoit notamment des jeux et outils pédagogiques, dessine du mobilier et de la signalétique urbaine, réalise des projets de scénographie liés à l’histoire des villes ou à des parcours sensoriels dans des espaces culturels. Cette approche hybride nourrit une œuvre plastique qui passe d’un médium à l’autre avec fluidité et liberté.