Tout le week-end, en costume, en short, en survet ou en Jean Denim, les festaïres ont investi la rue et la place du Marché, la « place du Croco » pour les habitués. Samedi soir, la foule s’écoulait de la rue Fresque pour se déverser sur la place comme aux vomitoires des arènes lorsque un spectacle du festival de Nîmes (bientôt de retour) se termine.
Un flot compact, serré épaule contre épaule, de comptoir en comptoir et de bar en bar. Aux entrées de la rue de l’Étoile et de la rue Fresque, des vigiles filtraient les passages. Sacs ouverts, regards rapides, et mise à l’écart de tout ustensile jugé dangereux. Un dispositif plutôt bien accueilli par les fêtards gardois, venus surtout pour profiter de la soirée.
Parmi les animations proposées pour cet anniversaire, une fresque monumentale a six arches a aussi été réalisée en direct tout au long du week-end sur les six arches situées à l’angle de la rue Fresque, de la rue Louis-Raoul et de la rue de l’Étoile, sur le mur de l’ancienne Maison de l’avocat des pauvres. Selon l’artiste nîmois Melvyn Barros, à l’origine du projet, il s’agit de la première fresque légale réalisée à l’intérieur de l’Écusson.
Six artistes ont participé à cette œuvre collective : Pyrate, Jay7, Grumo, Chan, Foa et Melvyn Barros. Le coup d’envoi artistique a été donné jeudi avec une première œuvre signée Jay7 en hommage à Bernard Veyrunes, figure fondatrice de la Primafresca décédée en mars. Les œuvres ont été réalisées sur de grandes plaques de bois fixées contre le mur afin de préserver les façades de ce secteur patrimonial, sous les yeux des passants tout au long du week-end.
Les festivités se poursuivent ce dimanche. À midi, la traditionnelle abrivado traversera le boulevard Victor-Hugo. À 15 heures, la rue Fresque accueillera le mythique concours, voire même championnat du monde, de lancer d’espadrilles devant la Cave d’Arthur.
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