"C'est avec un réel plaisir que nous nous retrouvons aujourd'hui pour inaugurer les aménagements réalisés dans nos déchèteries", a lancé Nicolas Meizonnet en ouverture de son discours, saluant des équipements essentiels au quotidien des habitants et indispensables à la qualité du service public que les élus souhaitent rendre.
La CCPC dispose de quatre déchèteries, implantées à Aimargues, Beauvoisin, Le Cailar et Vauvert, réparties de manière équilibrée sur le territoire. Ouvertes toute l'année, avec des horaires adaptés et même aménagés l'été pour tenir compte des fortes chaleurs, elles offrent un service de proximité indispensable. Au-delà de leur fonction première de collecte, ces équipements constituent un pilier de la politique environnementale intercommunale permettant d'accompagner les habitants dans leurs gestes de tri, aujourd'hui plus que jamais essentiels à la préservation des ressources.
"Je souhaite rappeler que l'accès aux déchèteries demeure gratuit pour les particuliers, dans la limite de 120 m³ par an", a insisté Nicolas Meizonnet, un principe qui, selon lui, garantit un accès équitable à un service public de qualité. Pour les professionnels, l'accès est payant depuis 2005, conformément à la réglementation. "Cette distinction est importante, a-t-il expliqué : elle permet de différencier les déchets issus des ménages de ceux provenant des activités économiques, tout en assurant une juste répartition des coûts du service." Ces recettes professionnelles représentent aujourd'hui près de 37 000 euros, qui contribuent directement au financement de la politique déchets de la collectivité.
Modernisation par le QR code
Autre évolution majeure : la mise en place d'un système d'accès par QR code. "Aujourd'hui, ce sont plus de 11 800 QR codes qui ont été délivrés, couvrant près de 12 000 foyers, ainsi que 173 accès destinés aux professionnels et aux services techniques", a détaillé Nicolas Meizonnet. Un dispositif qui permet de sécuriser les accès, de mieux connaître la fréquentation des sites et d'adapter l'offre de service aux besoins réels des usagers.
Le président a également mis en avant l'une des évolutions les plus importantes : la disparition des bennes destinées aux encombrants incinérables. "Depuis le 31 décembre 2025, elles ont laissé place à de nouvelles filières de Responsabilité élargie des producteurs, les filières REP", a-t-il expliqué, citant notamment les articles de bricolage et de jardin, les jouets ou encore les flux multi-matériaux. "Cette évolution marque une véritable avancée, a-t-il insisté : moins de déchets destinés à l'incinération, davantage de recyclage et une meilleure valorisation grâce à des filières spécialisées. C'est une transformation majeure qui inscrit pleinement notre territoire dans les objectifs de la transition écologique".
Des parcours usagers repensés
Les aménagements présentés ensuite par Christophe Tichet permettent d'améliorer l'accueil des usagers, de rendre les parcours plus fluides et plus lisibles et de proposer des sites plus fonctionnels, plus pédagogiques et plus accueillants. "C'est une volonté forte de la Communauté de communes, de rendre les déchetteries plus fonctionnelles et agréables, tout en améliorant les conditions de travail des agents", souligne le vice-président. Dans le même esprit, la signalétique a été entièrement revue et un guide des déchèteries a été élaboré par le service communication.
Un service déchets qui pèse plusieurs millions d'euros
Nicolas Meizonnet a conclu son intervention en rappelant le poids économique du service déchets pour la collectivité. "Il représente plus de quatre millions d'euros de dépenses pour près de cinq millions d'euros de recettes, provenant principalement de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, de la valorisation des matériaux et des soutiens apportés par les éco-organismes." Des chiffres qui illustrent, selon lui, un service à la fois indispensable au quotidien, structurant pour le territoire et pleinement au cœur de l'engagement en faveur de la qualité de vie et de la transition écologique.
Le président a enfin tenu à remercier chaleureusement l'ensemble des agents, des élus, des entreprises et des partenaires qui ont contribué à la réussite de ce projet, avant de conclure : "Grâce à leur engagement, nous disposons aujourd'hui d'équipements plus adaptés aux attentes des usagers et aux défis environnementaux de demain". Il a ensuite invité le public présent à découvrir les nouveaux aménagements sur place.
Les nouveaux aménagements listés :
- Mise en place d'un débourbeur sur Aimargues : 17 214 euros
- Façade et peintures sur Aimargues : 10 000 euros
- Barrières de sécurité sur Beauvoisin : 12 040 euros
- Façade et peintures sur Beauvoisin : 10 000 euros
- Mur de clôture sur Beauvoisin : 6 000 euros
- Clôture et façade sur Le Cailar : 2028 euros et 480 euros
- Façade et peintures sur Vauvert : 10 000 euros
- Climatisation des sites et pose d'un rideau : 4651,20 euros et 993,12 euros
- Marquises et signalétiques au sol, par le service patrimoine
- Customisation des conteneurs maritimes : 4 770 euros
- Construction de la déchèterie du Cailar : 883 200 euros
- Acquisition de quatre roll packer : 456 960 euros
- Acquisition de six broyeurs à végétaux : 194 515,20 euros
- Digitalisation accès en déchèterie : 8380,80 euros par an