Publié il y a 3 h - Mise à jour le 18.07.2026 - Anthony Maurin - 5 min  - vu 141 fois

TOROS Lunel et sa corrida française, sans triomphe mais avec des valeurs

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia, El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)

Corrida d’Hubert Yonnet, Jalabert, Fernay y sus hijas, Pagès-Mailhan (vuelta posthume), San Sebastian, Tardieu frères et Alain et Frédérique Tardieu et pour Andy Younes (salut), Adriano (oreille), Dorian Canton (silence), Tibo Garcia (oreille), El Rafi (oreille), Carlos Olsina (salut) et Nino Julian (vuelta). Meilleur matador de toros El Rafi, meilleur toro Pagès-Mailhan.

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia, El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)

Capelan pour Andy Younes, Cubano pour Adriano, Rosito, le plus lourd de la tarde, pour Dorian Canton, Malasombra pour Tibo Garcia, Exorcista pour le Rafi, Valiente pour Carlos Olsina et, pour finir, Borracho pour Nino Julian !

Une corrida entièrement et pleinement française pour laquelle l’aficion peut s’enorgueillir sincèrement au début du paseo. Si l’on fait un bond de cinquante ans en arrière et que l’on revient en 2026, quelle joie de voir ganaderos, matadors de toros et tendidos se réunir autour d’une envie commune. Petit bémol, la chaleur, la longueur de la course dans des arènes qui sont sublimes mais en béton… Donc chaudes !

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
Andy Younes et son Yonnet (Photo Anthony Maurin)

Premier en piste, le toro de chez Yonnet pour Andy Younes. Il ne ressemble pas beaucoup à un Yonnet, il ne prend qu’une seule pique et n'est pas trop exigeant, en tout cas, il ne pose pas vraiment de problème au piéton qui essaie à droite comme à gauche mais qui a du mal à trouver la juste réponse à un toro sans transmission ni relief. Malheureusement pour lui et même s’il saluera à l'issue de son duel, Andy Younes perdra une petite oreille aux aciers. Cela a fait du bien à l’aficion de revoir celui qui torée aux Amériques !

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
Adriano et son Jalabert (Photo Anthony Maurin)

Deuxième le bicho de Jalabert pour Adriano. Adriano tombe sur un exemplaire de la Chassagne de fort belle présentation, comme la totalité de la corrida du jour. Le toro sera un peu plus mis en avant que son prédécesseur mais Adriano restera sur une faena longue avec pas mal de hauts mais aussi quelques bas. Adriano finira sur une série de manoletinas basses et resserrées, dans les cornes, au plus proche de la vérité. Un torero toujours aussi prolixe quand on parle de foisonnement taurin, le public adhère. Une épée entière et une oreille demandée par les étagères et accordée par la présidence.

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
Dorian Canton et son Fernay (Photo Anthony Maurin)

Dorian Canton prend la main pour la sortie de l’exemplaire de Fernay. Un toro sans caractère, sans jeu, mobile, noble avec un fond de caste mais fade et sans transmission. Dorian Canton se met devant pour sa présentation dans le sud-est, le diestro fait comme il peut et ce qu'il peut. Il essaie, encore et toujours avec sa belle tauromachie verticale mais rien n’y fait. Plutôt juste dans son toreo, toujours dans les bons terrains, le maestro montre des choses mais ça ne prend pas, les arènes restent silencieuses.

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
L'exemplaire de Pagès-Mailhan et Tibo Garcia (Photo Anthony Maurin)

Du toril, sort à présent le Pagès-Mailhan que doit affronter Tibo Garcia. Face au meilleur toro de la tarde, Tibo Garcia se montrera torero d’un bout à l’autre de la lidia. Il l’accueille les genoux vissés en terre et le lidiera correctement. Par contre, c’est aux aciers que le rêve s’effondre. Sans tricher mais avec un peu de malchance êmme s'il avait fait appel à deux musiciens qui ont rythmé une partie de la faena… Cependant, Tibo s'octroie la plus belle des oreilles, celle du public et le toro se voit primé d’une vuelta à titre posthume. Tibo Garcia s’est mis dans des terrains choisis avec sérieux, ceux qui ne sont pas toujours faciles, ceux que les tendidos ne comprennent pas forcément mais ceux dans lesquels le toro peut transmettre tout ce qu'il a. C’est chose faite, les gradins ont demandé l’oreille, le toro fera une belle vuelta. Bien.

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
Le cornu de San Sebastian et El Rafi (Photo Anthony Maurin)

Cinquième d’une corrida de sept, la pupille de San Sebastian pour El Rafi. Cette corrida demeure longuette, à 17h, sous la chaleur de Lunel, dans des arènes fort belles mais qui sont en béton et donc une sorte d'étuve géante… C’est l’été ! Cinquième toro, donc, et un toro de San Sebastian, un toro bien présenté, un toro monté sur rail, un toro d'une noblesse exceptionnelle mais manquant cruellement de bravoure et de surtout race. El Rafi, connaissant fort bien l'élevage, le torée de manière idéale, lui donne de l'espace, de l'air, lui permettant de se retrouver entre chaque série, séries que le piéton assurera de manière idéale, au millimètre, se mettant parfois à genoux, toréant tantôt à gauche, tantôt à droite, tantôt sans l'épée. Une variété de toreo qui plaît au tendidos qui réclament l'oreille, le palco la donne.

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
Carlos Olsina et son Tardieu frères (Photo Anthony Maurin)

Carlos Olsina débarque sur le ruedo et entame son duel avec Valiente, des frères Tardieu. Sixième toro de la course, un toro qui s'arrête rapidement, qui a de la caste, qui est noble et sans vices, mais qui est surtout un toro qui demande une tauromachie un peu plus abrupte que celle que peut offrir in Carlos Olsina. Fin capeador qu’il est, il a pour lui une esthétique toute particulière, encore plus plaisante à voir dans l’affrontement. Le torero lèche le début de ses passes et les fins de ses séries sans ombres au tableau durant l’enchaînement. Bref, un torero qui a besoin de la longue et lente charge d’un toro pour s'exprimer pleinement. Cependant, on le verra terminer dans les cornes, dans des terrains anxiogènes grâce à des manoletinas exceptionnelles. Hélas pour lui, l'épée, comme pour nombre de ses compatriotes du cartel, lui fait perdre les trophées. Salut

Corrida de Yonnet, Jalabert, Fernay, Pagès-Mailhan, San Sebastian, Tardieu frères, Alain et Frédérique Tardieu pour Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia,  El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)
Le toro d'Alain et Frédérique Tardieu et Nino Julian (Photo Anthony Maurin)

Dernier en piste, le remplaçant de Solal (blessé au bras), Nino Julian, a tout à prouver, lui qui vient tout juste d’être sacré matador de toros à Istres le mois dernier. Pour clôturer la course du jour, il tombe sur le cornu estampillé du fer d’Alain et Frédérique Tardieu. Il a eu un petit peu de chance de remplacer Solal en septième position de cette corrida française, il a saisi l’opportunité et on a senti des aficionados heureux de le voir ainsi. Nino, plein d'envie, tombe sur le toro d'Alain et Frédérique Tardieu, qui n'est pas très intéressé par son opposant qui regarde la contrepiste. Nino s’est accroché comme un beau diable ! Du bois, du volume, le toro a des charges disparates et, finalement, même quand on le contraint et quand on essaie de l'enfermer dans le percale, il s’en sort rapidement pour s'éloigner du combat. Difficile pour le jeune maestro de faire quelque chose de plaisant dans ces conditions… Nino lutte, bataille, guerroie, mais il n'arrive pas à lidier correctement deux séries ou trois séries pleines qui auraient pu satisfaire un public en manque de festivités. Rappelons tout de même que sur le taureau d'El Rafi, ainsi que sur le toro de Nino, les deux compañeros ont échangé leurs paires de banderilles, ce qui a suscité de vives acclamations de la part des tendidos.

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