C'est l'un des rappeurs les plus controversés de ces dernières années et pourtant l'un des plus aimés de la sphère francophone. Celui qui fait partie du cercle très restreint des rappeurs ayant dépassé le million de ventes sur un seul album, aux côtés d'artistes comme Nekfeu, Orelsan ou le duo PNL, peut se vanter d'avoir permis à l'album Ipséité d'atteindre plus d'un million d'exemplaires vendus, avec une certification double disque de diamant.
En plus de cela, Damso cumule désormais plus de 5,3 milliards d'écoutes sur Spotify, ce qui en fait l'un des artistes francophones les plus écoutés de sa génération. Il était donc tout naturel pour le chanteur belge de revenir, pour la seconde fois après 2023, à Nîmes et dans ses arènes, qui offrent un cadre totalement atypique aux concerts. Cette fois-ci, le rappeur s'est produit ce 1ᵉʳ juillet dans le cadre de sa potentielle dernière tournée, afin de présenter son dernier album BĒYĀH devant son public.
Une thérapie collective
Ouvert avec une première partie animée par DJ Clauz'l, le concert a ensuite basculé dans une ambiance de thérapie. Soudain, les arènes se sont transformées, quelques minutes avant l'arrivée de l'artiste, en un immense hôpital rappelant l'univers des établissements psychiatriques, avec des médecins en blouse blanche, des danseurs déguisés en patients et des opérations projetées en fond de scène. Un concert qui est resté dans cet univers, où le public a pu découvrir un show découpé en cinq expériences différentes.
En arrivant sur scène dans une boîte blanche, le rappeur a d'abord proposé une introduction énergique, avant d'enchaîner avec des morceaux "nwaar", comme il en a l'habitude, aux mélodies sombres. Le public a ensuite pu reprendre en chœur quelques-uns de ses plus grands classiques, comme Alpha, Mwaka Moon, Feu de bois, Macarena ou encore Morose. Avant de basculer dans une ambiance beaucoup plus calme et mélodieuse, sur des titres romantiques tels que Pa Pa Paw, Love Is Blind ou 911.
Le concert, d'une durée d'1h15, aura permis aux passionnés de longue date, comme aux amateurs de son dernier album, de se plonger dans un univers totalement atypique, mis en scène par une quinzaine de danseurs et chorégraphes accompagnant le rappeur belge dans un délire bien à lui. La soirée s'est achevée par le célèbre titre Amnésie, indisponible sur les plateformes de streaming depuis des années mais connu par cœur par un public fidèle, au moment de reformer la boîte par laquelle tout avait commencé.