Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.07.2026 - Sacha Virga - 4 min  - vu 114 fois

GARD Devenir Miss : mode d'emploi

Cloé Ducolombier

Cloé Ducolombier

- Sacha Virga

Cloé Ducolombier a 21 ans. Barmaid de profession, elle fait également carrière dans le milieu des reines de beauté. En plus du comité Miss France, elle a également participé à Miss Excellence. Un format différent, mais tout aussi intéressant pour les jeunes femmes.

Depuis toute petite, Cloé Ducolombier rêvait de concourir sur les plus grandes scènes de Miss, d'être cette jeune femme souriante, défilant sur scène devant un jury et des spectateurs. Elle qui n'a jamais raté une seule édition de Miss France à la télévision, avait déjà l'espoir de faire la taille requise (1,70 m) et de rentrer dans les critères de beauté. C'est du haut de ses 1,72 m qu'elle décide donc de se lancer, l'année de ses 18 ans.

"Je suis montée pour la première fois sur scène à 17 ans, pour Miss Beaucaire 2023. Je l'ai fait sans avoir confiance en moi, mais je l'ai fait pour me battre contre moi. Ensuite, j'ai réitéré l'expérience en 2024 pour Miss Uzès et Miss Nîmes", dévoile-t-elle. Finalement, elle s'est tournée vers le comité Miss Excellence, où elle est élue deuxième dauphine de Miss Excellence Languedoc 2024. L'année d'après, pour le même comité, elle exerce en tant que chorégraphe, une expérience qui lui apporte quelques nouvelles affinités et amitiés. En 2026, elle a également tenté sa chance au concours Miss Nîmes. Et bien qu'elle n'ait pas gagné, elle ne veut pas voir échapper son rêve. "Même si Miss Excellence est un très bon comité, la base de mon rêve est d'être Miss France. Seul le destin me le dira", sourit-elle.

Et maintenant qu'elle a vécu les deux univers, son avis est tranché. "Le comité Miss France, c'est très bien, mais il y a trop de recyclage de Miss, dans les locales ou les régionales. J'aurais espéré voir gagner de nouveaux visages, ce qui n'est pas forcément le cas. C'est dommage, parce qu'à Miss Excellence Languedoc, mis à part une candidate l'année dernière, aucune titrée ne s'est représentée", affirme-t-elle. Et pour ce concours, les règles restent un peu plus souples : 1,68 m minimum et l'âge de 18 ans révolu n'est pas obligatoire au moment de l'élection nationale. A contrario, la limite d'âge est de 26 ans, une condition qui a été supprimée pour Miss France.

Le comité Miss Excellence a été créé en 2010 par Geneviève de Fontenay, après sa démission de la société Miss France. Il est associatif, et favorise les valeurs de partage. "C'est plus amical entre les filles, et ça se ressent beaucoup plus qu'à une élection locale de Miss France où je ressens beaucoup plus l'envie de gagner des filles. À Miss Excellence, on fait souvent des sorties ensemble et ça crée une cohésion de groupe, on est beaucoup plus sereines", détaille Cloé Ducolombier.

Mais cette élection a également ses limites, notamment économiques. Les candidates de Miss Excellence doivent trouver des partenaires pour financer leur élection, notamment des grosses entreprises, qui peuvent défiscaliser. Pour une élection régionale, les jeunes femmes doivent récolter 10 000 euros. Et avoir un surplus n'est pas du luxe, puisque la gagnante doit débourser 1500 euros pour tenter sa chance à l'échelle nationale. "Pour préparer le concours, les candidates s'envolaient un mois à l'étranger, puis ça a été réduit à une ou deux semaines par manque de fonds. Et maintenant elles partent en France", témoigne la jeune femme.

Cloé Ducolombier Miss Nîmes 2026
Cloé Ducolombier, lors du concours Miss Nîmes 2026 • Sacha Virga

Pour le concours national, elles se préparent en essayant les costumes, en peaufinant leurs discours et sont logées par deux, comme pour Miss France. La gagnante ne possède pas de rémunération mensuelle mais est payée à chaque apparition publique. Elle obtient aussi un certain nombre de cadeaux : sa parure et son écharpe, sa couronne, des robes de bal prêtées toute l'année, des bijoux, des crèmes et peut même manger gratuitement au restaurant et dormir à l'hôtel.

Les candidatures sont déjà ouvertes depuis quelques semaines, mais la difficulté de trouver des candidates assez confiantes qui veulent se lancer reste palpable. "Surtout quand on voit les critiques sur les réseaux sociaux. En tant que miss, on se fait lyncher par tout le monde, alors qu'une grande partie est incapable de monter sur scène", ajoute Cloé Ducolombier.

Conseils pour devenir Miss

Être reine de beauté ne s'improvise pas, ça s'apprend. Du haut de son expérience, Cloé Ducolombier donne ses quelques conseils pour aller loin dans un concours et séduire le jury : "Je pense que ce qui fait vraiment la différence, c'est le discours, savoir si tu as des passions, s'il est logique, si tu te vends bien. Il y a aussi la place que l'on prend sur la scène, ce qui est très compliqué à faire quand on se présente pour la première fois. Avoir le charisme et l'aura, c'est vraiment difficile."

La jeune femme, a d'ailleurs trouvé l'exercice assez délicat, d'être en maillot de bain au milieu de la Coupole pour Miss Nîmes : "C'est difficile de faire mine que tout va bien et que tu n'es pas stressé. Et les vingt premières secondes que tu mets sur scène montrent ce que tu renvoies aux gens. Il faut montrer ta personnalité à travers ton corps en trois défilés", explique-t-elle. Elle déconstruit également le cliché de la miss qui montre que tout va bien. "Je n'ai pas confiance en moi tous les jours et c'est normal. On ne se sent pas belle tous les jours, les gens idéalisent mais parfois on est malade comme tout le monde, on a des poussées d'acné comme tout le monde...", affirme-t-elle.

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