Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 13.01.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 425 fois

JUSTICE Prétextant lui faire caresser son chien, il en profite pour lui toucher la poitrine

Palais de justice Alès

L'affaire a été instruite au tribunal correctionnel d'Alès.

- Rose Macauley

Prévenu pour agression sexuelle sur une jeune femme en situation de handicap, ce sexagénaire est condamné à du sursis par le tribunal correctionnel d’Alès.

C’est à la suite de faits qui se sont déroulés à proximité de l'Établissement et service d’aide par le travail (Ésat) de Molières-Cavaillac que cette affaire a pris sa source, le 28 avril 2024. Patrice, le prévenu, s’est montré particulièrement démonstratif à l’égard d’une jeune femme d’une vingtaine d'années, employée au sein de cet Ésat spécialisé dans la blanchisserie. En pause à l’extérieur de l’établissement au moment des faits, la jeune femme a vu le prévenu arriver sur le parking, dans son véhicule. Une fois garé, il a ouvert sa portière et proposé à la travailleuse de caresser son chien se trouvant à côté de lui. Patrice lui a alors passé la main sous le t-shirt et a empoigné sa poitrine. « Qu’ils sont doux tes seins, je bande », aurait alors lancé l’homme, selon le témoignage de la victime et d’une de ses collègues, présente au moment des faits.

« C’est difficile à expliquer, je ne sais pas ce qu’il m’a pris », dit le prévenu, gêné, devant le tribunal correctionnel d’Alès. Face à lui, la victime cache son visage, l’épreuve de le revoir étant trop difficile à supporter. « C’était une pulsion », ajoute Patrice à la barre. Selon son avocate, le prévenu n’avait d’ailleurs pas connaissance de la fragilité de la victime. « Le peu qu’on a parlé, elle avait pas l’air atteinte », explique l’homme de 66 ans. Son avocate précise alors qu’il aurait appris la qualité de la victime le lendemain des faits, lorsqu’il s’est déplacé à l’Ésat pour s’excuser, un bouquet de muguet à la main.

Après délibération, le tribunal a pris en compte l’absence de mention au casier judiciaire du prévenu. Il a malgré tout été reconnu coupable des faits d’agression sexuelle. En répression, le tribunal l’a condamné à 3 ans d’emprisonnement avec sursis, à une interdiction de contact avec la victime et de présentation à son lieu de travail et à 5 ans de privation de droits d’éligibilité. Au vu de la nature des faits, il a également été inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Figes). La constitution de partie civile de la victime a été accueillie par le tribunal. Il condamne également le prévenu à lui verser 1 000 € au titre de son préjudice moral et 600 € pour couvrir ses frais de justice. « Donc maintenant, on ne fait plus rien d'illégal, monsieur », conclut le président à l’attention du prévenu.

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