Après plusieurs projets avec le groupe, il entame une carrière solo au début des années 2020. Son premier album, Montagnes russes (2021), installe son univers personnel : un rap sensible, narratif et souvent autobiographique, qui parle d’errance, de jeunesse, d’amour et de désillusion.
Objectif Gard : Comment est né l’album Brûler Paris, quatre ans après votre premier album ?
Lujipeka : Mon voyage au Mexique, en Corée du Sud et au Japon m’a permis de couper un peu après plusieurs années de tournée et de retrouver l’envie de créer. Après ça, j'ai sorti ce deuxième album, Brûler Paris, et on a entamé la tournée.
Cette tournée accompagne la sortie de l’album. Comment se déroule-t-elle et quels musiciens vous accompagnent ?
Je serai accompagné de Djoo à la guitare et au clavier, Mus à la batterie et KCIV qui est mon DJ. C’est la tournée de l’album. On a commencé il y a environ un mois. L’album est sorti en fin d’année dernière. On fait le tour de la France et de la Belgique. Il y a une grosse date à l’Accor Arena à Paris le 7 novembre et aussi pas mal de festivals.
Vous aimez le cinéma et notamment les réalisateurs comme Larry Clarke, Harmony Korine, Gregg Araki, qui parlent d’adolescence, de passage à l’âge adulte, un peu de manière violente et brusque. Cette influence se ressent-elle dans votre musique ?
J’ai toujours beaucoup aimé l’image, les clips, la photographie. Quand on fait un album, je trouve que c’est tout aussi important de mettre la bonne image dessus. Au début on réalisait un peu nos clips nous-mêmes. Aujourd’hui je travaille avec des réalisateurs, mais le monde du cinéma reste quelque chose qui me fascine.
Columbine s’est formé pendant vos années lycée. Comment tout a commencé ?
J’ai commencé la musique vers 15 ans. Je voulais apprendre à faire de la musique, donc j’ai téléchargé des logiciels pour faire des instrus. J’ai appris un peu tout seul en bidouillant. Ensuite j’ai rencontré des amis au lycée à Rennes qui étaient dans la même démarche et on a monté un groupe. Columbine vient du lycée.
Le groupe n’existe plus aujourd’hui. Comment s’est faite la transition vers votre carrière solo ?
En 2018, on avait décidé que l’album qu’on sortait serait le dernier. De l’équipe, je suis le seul à encore faire de la musique. Chacun est parti dans d’autres activités. Je suis le seul à continuer et à faire un peu perdurer ça sur scène.
Quel morceau vous touche particulièrement sur scène ?
Je dirais peut-être le morceau Saut périlleux, tiré de mon dernier album. C’est un morceau de rupture qui provoque pas mal d’émotion dans la salle et qui est assez intense à faire. Sur cette tournée, c’est un de mes préférés du dernier album.
À quoi peut s’attendre le public pendant le concert ?
Franchement, un beau mélange entre tous mes albums. Certains morceaux viennent de l’époque Columbine, certains de mon premier album solo et beaucoup évidemment de sons du nouvel album Brûler Paris. Ça reste une tournée autour de cet album, donc ça prédomine, mais on a fait un mélange de tout.
Y a-t-il un moment particulier dans le concert que le public apprécie ?
Il y a un moment assez cool quand je refais des sons de l’époque Columbine. Ce sont des morceaux qui ont bientôt dix ans. C’est un peu le moment nostalgie et je sens que tout le monde est assez sensible à ce moment.
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