L'histoire commence il y a plus de dix ans, en 2012, lorsqu'une première plainte est déposée par la prévenue à l'encontre de son ex-conjoint. La mère de famille suspecte alors son ancien compagnon de s'adonner à des agressions sexuelles régulières sur ses deux filles. Persuadée que son ex-mari est à l'origine de ces faits, elle dépose une seconde plainte en 2013. Pourtant, elles ont toutes deux été classées sans suite.
La mère de famille n'était pourtant pas la seule à émettre des soupçons à l'égard de l'homme avec qui elle a partagé une partie de sa vie. L'école primaire des deux enfants, ainsi que leur psychiatre ont, à deux reprises, signalé que les fillettes pourraient avoir été victimes d'accouchements. Des lésions gynécologiques ont d’ailleurs été constatées par un professionnel de santé. Des versions corroborées par le témoignage des fillettes au moment des faits. Depuis, l’une d’elles est revenue sur ses dires, tandis que l’autre maintient avoir été victime des agissements de son père. La procédure a conduit à la relaxe du père des filles, qui réclame aujourd’hui la réparation concernant ces accusations, devant le tribunal correctionnel de Nîmes.
Relaxé, le père de famille a donc pu revoir ses filles, d’abord par le biais de visites médiatisées. En 2021, il est de nouveau autorisé à les voir seul à seul. En revanche, le père est aux abonnés absents, lorsqu’il s’agit de récupérer ses enfants. Les deux filles ne voulaient pas y aller selon leur mère. C’est depuis 2022 que les visites ont été stoppées et que les deux sœurs n’ont plus vu leur père. Il aurait dit : "j’abandonne, je leur donne 50 € de pension à chacune”. L’avocat de la mère demande la relaxe. Le délibéré aura lieu le 19 mai prochain.