Pour cette édition 2026, le restaurant range sa terrasse et s'installe en mode stand devant l'établissement, avec deux propositions phares : un mijoté de porc au barbecue cuit douze heures et un mijoté de poulet à la provençale confit, tous deux glissés dans un pain pita maison avec une sauce maison. En prime, des frites en double cuisson relevées d'épices maison, une exclusivité féria que l'on ne retrouve pas à la carte le reste de l'année. "On a voulu garder la même vision qu'on a toute l'année, c'est-à-dire la maison, le gourmand. On s'est juste mis dehors en mode féria pour servir les gens tout simplement dehors", résume Maxime.
Présent aussi dans les bodegas
Le Minot, c'est aussi un acteur discret mais essentiel dans l'écosystème de la Feria nîmoise. Car si les touristes et les habitués se pressent au stand, c'est aussi une bonne partie du staff des bodegas, bars et restaurants du centre-ville qui vient s'y sustenter. "On sert vraiment beaucoup de bodegas, de bars, de restaurants qui n'ont pas le temps de faire à manger à leur staff pendant la féria parce qu'ils sont trop occupés. Donc nous on fait à manger pour tous ces gens-là", explique le gérant.
Le service tourne jusqu'à deux ou trois heures du matin selon les soirs, dans une ambiance de fête que Maxime et Mathilde vivent pourtant de l'intérieur, tête baissée dans le laboratoire. "Quand tu fais tout maison, on est tête baissée dans le laboratoire en train de travailler. On n'en profite pas pour le coup." Cinq ans de féria, et toujours le même engagement : ne jamais trahir leur savoir-faire, même quand la ville fait la fête.