Publié il y a 53 min - Mise à jour le 22.05.2026 - Faustine Falgon - 3 min  - vu 26 fois

CULTURE Le musée des cultures taurines de Nîmes accueille l’exposition Terre d’eaux

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Lisa Laborie-Barrière devant une ancienne carte de la Camargue

- @Yannick Pons

Derrière les flamants roses, les étangs et les grands espaces sauvages, la Camargue cache un territoire modelé par l’homme. C’est le propos de « Terre d’eaux », la nouvelle exposition disponible du 21 mai au 31 octobre au musée des cultures taurines de Nîmes.

"Il sera réouvert, je crois le 30 octobre, ensuite une phase de travaux va s'ouvrir qui va durer quelques mois et nous souhaitons par la suite, comme pour d'autres lieux de cette ville évidemment, permettre l'ouverture de ce musée à l'année et de façon libre et gratuite", a confié Vincent Bouget, le maire de Nîmes, lors de l'inauguration de l'exposition.

L'exposition "Terre d'eaux"

Le musée des cultures taurines de Nîmes ouvre cette année une parenthèse plus environnementale avec Terre d’eaux, une exposition temporaire consacrée à la Camargue dans le cadre d'une programmation autour de l’eau à Nîmes, dans tous les musées. Derrière les images de marais sauvages, de flamants roses et de grands espaces naturels, l’exposition cherche surtout à déconstruire une idée largement répandue, celle d’une Camargue entièrement préservée. Le parcours rappelle au contraire combien ce territoire a été façonné par l’homme au fil des siècles.

Cartes anciennes, photographies, films d’archives et objets prêtés par plusieurs musées régionaux retracent ainsi l’évolution du delta du Rhône, digues, barrages, irrigation et aménagements agricoles. L’exposition met également en lumière les multiples activités humaines qui structurent la Camargue, élevage, pêche, exploitation du sel, culture du riz ou encore tourisme. Mais « Terre d’eau » aborde aussi les fragilités contemporaines du territoire. Montée des eaux, salinisation des sols, érosion du littoral et inondations rappellent les défis auxquels la Camargue est aujourd’hui confrontée dans un contexte de changement climatique.

La Camargue

Justement, une grosse partie de l’identité de la Camargue se trouve dans l’élevage des taureaux et chevaux camarguais. Ici, les taureaux camarguais appartiennent aux manades, ces élevages extensifs où les bêtes vivent en semi-liberté. Chaque troupeau est surveillé par les gardians, cavaliers emblématiques de la Camargue, qui perpétuent un savoir-faire ancestral. Le taureau camarguais est vif, agile, et surtout sélectionné pour la course camarguaise, un jeu sportif où l’animal n’est jamais mis à mort. L’explication et les origines de la course camarguaise sont disponibles dans l’exposition permanente du musée.

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Lisa Laborie-Barrière, conservatrice du musée • @Yannick Pons

Elle a d’ailleurs récemment été refaite à 80 % dans le but de permettre aux habitués de redécouvrir cet établissement et surtout de pouvoir développer le panel d'œuvres et d'objets exposés. Dans cette exposition, le taureau est abordé sous des angles historiques, artistiques, ethnographiques et sociétaux. Il s’agit du seul musée de France entièrement consacré au taureau.

Le nouveau parcours commence, dans les escaliers, par une dimension internationale avec les cultures taurines d’Amérique latine, des masques africains, les mythes antiques et les jeux taurins à travers le monde. Le musée veut montrer que la figure du taureau dépasse largement la Camargue ou l’Espagne et constitue un symbole universel de fertilité, de puissance, de sacrifice et de rapport entre l’homme et la nature.

1863

Dans le musée, on découvre qu’on retrouve des traces de bovins en Camargue depuis le Paléolithique et que la première corrida « moderne officielle » à Nîmes a eu lieu en 1863. La nouveauté majeure, c'est une partie complètement dédiée aux oppositions à la corrida. Oppositions historiques, protection animale et aux campagnes anticorrida.

Dans les nouveautés, il y a aussi la création de films pédagogiques dans le but de rendre ces pratiques compréhensibles aux visiteurs non initiés. Également, le musée a prévu un espace « actualités » permettant une rotation régulière des œuvres. Pour la saison 2026, la thématique « Les femmes et la tauromachie » est mise à l’honneur.
Enfin, le parcours est accessible à tous les publics, il présente des films immersifs, des dispositifs pour les enfants et plusieurs temps d’animation prévus tout au long de l’été. Avec des visites guidées pendant la feria, les 23 et 24 mai à 14h mais aussi après la feria avec deux visites guidées par mois jusqu’en octobre.

Pour l’instant l’entrée du musée est payante : 5 € tarif plein et 3,50 € tarif réduit, mais il tend à devenir gratuit dès le mois d'octobre prochain, Vincent Bouget l'a promis le jour de l'inauguration de l'exposition. Le musée fermera ses portes au mois d’octobre pour des travaux de rénovation pendant lesquels ils vont repenser l’espace disponible pour proposer une visite encore plus qualitative et proposer d’autres animations. Par ailleurs, il est possible de profiter gratuitement du musée tous les premiers dimanches du mois ainsi que le soir de la « nuit de l’eau » le 27 juin. Actuellement le musée est ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h et le samedi et dimanche de 10h à 18h30.

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