Le Bazaar, Pablo Romero, le Questel, la Bodeguita... Ces adresses incontournables de la feria nîmoise achèvent leurs installations pour cette Feria de Pentecôte 2026. Un rituel annuel bien rodé, qui se répète comme chaque année avec la même énergie, la même exigence. Et cette année, la météo s'annonce généreuse, avec un soleil et des températures autour de 30 degrés qui promettent une édition sous les meilleurs auspices.
Pour les bars, un rendez-vous vital
Du côté des établissements du boulevard Victor Hugo, la préparation bat son plein. François Aguila, gérant du Whisper, en est à sa troisième feria avec un nouveau concept innovant ! Les cocktails sont servis dans des gourdes, dans le style compote de pomme. Un moyen de danser avec sa boisson sans la renverser ou même éviter qu'un inconnu mette quelque chose dans votre verre. "C'est pratique à transporter, la fente est trop petite pour mettre quelque chose dedans et on peut meme la fermer avec un bouchon. C'est un essai pour nous mais on trouvait l'idée sympa", explique François. Pour lui comme pour beaucoup, l'enjeu est clair. "C'est un rendez-vous très important pour nous. La feria de Pentecôte, c'est vraiment une grosse partie de notre trésorerie pour l'hiver." Cette année, il accueille en plus un stand de cuisine à l'intérieur, ce qui implique une organisation différente. Côté ambiance, il se montre confiant : "On nous annonce 30 degrés, donc je pense qu'on va avoir du monde."
Les boutiques jouent le jeu
La feria, c'est aussi une période clé pour les commerces de prêt-à-porter. À la boutique Le Nîmois sur le boulevard Victor Hugo, la préparation a commencé depuis plusieurs semaines. Les horaires sont étendus de 10h à 22h pour le stand dans la rue, même musique pour la boutique du boulevard Victor Hugo, avec effectifs renforcés et sécurité assurée. "On a engagé un peu plus de monde pour nous renforcer. On sait qu'on va vendre un peu plus, c'est une zone touristique", explique la gérante. Elle note que les Nîmois anticipent de plus en plus leurs achats. "Ça fait quelques semaines déjà que certains viennent se préparer à l'avance", abonde t-elle.
Même dynamisme chez Manufactures de Camargue, spécialiste des tenues camarguaises et gardiannes. Un stand extérieur vient compléter la boutique pendant toute la durée de la feria, avec chemises colorées et chapeaux en vitrine. "Notre travail est multiplié par trois, mais sinon rien ne change", sourit le gérant, qui confirme que la feria représente un pic d'activité majeur pour son commerce.
La feria, une période contrastée pour certains
Tous ne vivent pas la feria de la même façon. Chez Maison Marlies, fleuriste du centre-ville, la période est plus complexe à gérer. Si l'événement attire des milliers de visiteurs, il rend aussi le centre-ville difficilement accessible. "Il y a un peu moins de monde que d'habitude dans la boutique. Les gens peuvent moins facilement accéder au centre-ville, et beaucoup attendent après la feria pour venir", souligne la gérante. Les livraisons deviennent un véritable casse-tête logistique. "Quand on a cinq ou six livraisons à faire dans la journée, ça reste compliqué."
Rendez-vous demain pour l’ouverture de cette feria avec la mythique pégoulade à 20h30, qui sera sur le thème des bandes dessinées.