Publié il y a 54 min - Mise à jour le 17.06.2026 - Baptiste Petit - 3 min  - vu 56 fois

NÎMES La Journée du parcours de vie des personnes en situation de handicap

Yannick Moreau présent sur toute la journée

- Baptiste Petit

Mardi 16 juin, un des rendez-vous autour du handicap à l'IFME qui a accueilli sa quatrième édition de la journée "La santé pour tous", consacrée au parcours de vie des personnes en situation de handicap. Près de 60 associations, structures médico-sociales et institutions étaient réunies sur le site du chemin du Bachas, autour d'une table ronde, d'ateliers participatifs et de nombreux stands d'information.

En France, près d'une personne en situation de handicap sur quatre déclare ne pas avoir accès aux soins dont elle a besoin. Des données institutionnelles montrent par ailleurs que 14 % des personnes concernées disent avoir subi un refus de soins, et 17 % avoir renoncé à se soigner.

Pour Yannick Moreau, directeur général de l'IFME et vice-président de Nîmes Université, cette journée occupe une place particulière dans le calendrier associatif gardois. "Le rôle de la journée, c'est une occasion peut-être unique dans l'année de réunir les associations, les familles et également les décideurs, ce qu'on appelle les financeurs." Une formule qui séduit toujours plus de participants au fil des éditions. "Là, c'est la quatrième année qu'on l'organise et chaque année on a de plus en plus d'associations qui viennent au sein de l'Institut." Avec désormais une soixantaine de structures présentes, l'événement touche son plafond naturel. "Je pense qu'on doit être à 90 % de l'ensemble des associations du handicap dans le Gard."

Yannick Moreau présent sur toute la journée • Baptiste Petit

Si l'événement reste majoritairement gardois, quelques structures frontalières de l'Hérault, du Vaucluse ou des Bouches-du-Rhône participent également. Mais selon Yannick Moreau, c'est avant tout une spécificité du département. "C'est vrai que c'est un événement et une particularité gardoise."

Des stands pour recréer des situations du quotidien • Baptiste Petit

Faire se rencontrer familles, associations et décideurs

L'intérêt de la journée se résume selon lui en deux axes majeurs. D'abord, mettre en lumière chaque année une thématique précise grâce à des experts nationaux. Ensuite, et surtout, créer des rencontres qui n'auraient pas lieu autrement. "C'est le seul moment où on va avoir des familles qui vont rencontrer des associations et des décideurs. Les décideurs, c'est vrai que des fois ils sont difficiles à capter. Là, de manière naturelle, ils peuvent être interpellés par des associations, par des publics." Une occasion, selon lui, de faire bouger les lignes auprès de ceux qui ont le pouvoir de débloquer des situations.

Plus de 60 stands différents présents • Baptiste Petit

Une future journée dédiée à la petite enfance en projet

Si la fréquence annuelle de l'événement ne devrait pas changer, Yannick Moreau réfléchit déjà à dupliquer le concept sur un autre public. "Le succès de cette édition me fait penser que je souhaiterais faire un peu la même chose pour la petite enfance. Je pense qu'il n'y a pas assez d'éclairage sur les problématiques de la petite enfance, sur les familles et les enfants en direct." Des premiers échanges ont déjà eu lieu avec le Conseil départemental du Gard, partenaire historique de la journée handicap aux côtés de l'ARS, pour envisager l'organisation d'une journée départementale consacrée à ce sujet.

Des chiens au service de la rééducation

Parmi les soixante stands proposés, certains illustrent bien la diversité des approches présentées au public. Anne-Gaëlle Bresson-Tubin, enseignante en activité physique adaptée et intervenante en médiation animale, exerce en libéral auprès de structures et à domicile, avec l'appui de ses chiens. "Mon activité principale c'est l'activité physique adaptée, l'APA. Je propose la possibilité d'avoir mes chiens sur les séances, dans un but d'aider les bénéficiaires à pratiquer plus facilement." L'objectif est de travailler le maintien de l'autonomie et des capacités physiques et cognitives, notamment auprès de publics en situation de handicap, atteints de pathologies ou de personnes âgées. Ses chiens participent concrètement aux exercices, par exemple en allant chercher une balle lancée vers un panier de basket. "Ils vont aider les personnes à oublier parfois qu'ils ont peur de tomber, et donc on travaille la prévention des chutes."

Anne-Gaëlle participe pour la deuxieme fois avec son stand • Baptiste Petit

Présente pour la deuxième année consécutive sur cette journée, elle salue la diversité des pôles représentés. "Je trouve ça très intéressant parce qu'il y a vraiment tous les pôles qui sont représentés, que ce soit mon pôle sport, culture, mais il va y avoir aussi les pôles hébergement. Il y a vraiment un pôle pour les enfants, un pôle santé et un pôle formation, emploi."

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