Les communistes sont réunis à l’occasion du 40e congrès de leur parti. À Nîmes, ce rendez-vous marque aussi un changement de visage à la tête de la section. Après dix ans de mandat, Denis Lanoy passe le relais à Jacques Chabalier : « J’avais annoncé lors du précédent congrès que ce serait mon dernier mandat. Dix ans, c’est une bonne dose. » Et de dresser le bilan de son action : « Nous laissons une section apaisée, renouvelée et renforcée, passant de 616 adhérents à 854, dont 286 cotisants. » Un bilan d’autant plus appréciable : « Nous sommes dans une période où l’ensemble des partis politiques souffrent d’une désaffection constante au niveau national. »
À 62 ans, Jacques Chabalier prend donc la relève. Un visage connu des militants communistes. Né à Nîmes, il a grandi au Chemin-Bas d’Avignon avant de poursuivre sa scolarité au lycée Daudet. Après des études à Montpellier et l’obtention d’un Capes de lettres classiques, il débute sa carrière d’enseignant en Touraine. « J’ai été secrétaire départemental de la fédération d’Indre-et-Loire. J’ai également eu des responsabilités au sein de la direction nationale aux côtés de Marie-George Buffet puis de Pierre Laurent », souligne-t-il. De retour à Nîmes en 2022, le militant s’investit au sein de la section nîmoise.
« Pas le porte-parole de la municipalité »
Les municipales terminées, quel sera le rôle du PCF qui a vu son ancien secrétaire départemental devenir maire de Nîmes ? « Nous serons en totale solidarité, même si nous ne serons pas le porte-parole de la municipalité. Aujourd’hui, nous avons huit élus communistes à la ville. Nous sommes un parti politique : nous avons donc vocation à intervenir sur les dossiers, mais aussi à mener des batailles électorales, locales et nationales. » Et d’appeler à la poursuite du collectif Nîmes en commun, mais aussi de la démarche de démocratie participative : « Hier encore, il y avait beaucoup de monde à la réunion Bonjour Nîmes du Chemin-Bas. »
À un an de la présidentielle, les communistes nîmois aimeraient exporter leur méthode de travail à l’échelle nationale : « Notre volonté est de rassembler toutes les forces citoyennes et politiques. Il y a urgence, nécessité à battre l’extrême droite. » « Nous avons une certaine expérience à Nîmes. À gauche, il y a une prise de conscience collective. Après, on ne peut pas accuser les uns et les autres de vouloir faire entendre leurs particularités dans le débat. Il faut une dynamique collective, pas uniquement centrée sur une personne. Tout cela se construit », commente Frédéric Deschamps, co-secrétaire départemental du PCF gardois. Et d’affirmer : « Les communistes existent encore ! Ils ont vocation à être utiles partout où il y aura besoin de justice et de solidarité. »