Publié il y a 1 an - Mise à jour le 18.01.2023  - 1 min  - vu 347 fois

NÎMES Eva Yerbabuena, sans artifices

Eva Yerbabuena

Eva Yerbabuena était de retour à Nîmes mardi soir pour présenter son spectacle Re-fracción (desde mis ojos).

- Photo : Sandy Korzekwa.

Re-fracción (desde de mis ojos), la création d'Eva Yerbabuena et Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola, co-produite par le théâtre de Nîmes, scène conventionnée d'intérêt national, a été présentée mardi soir à la salle Bernadette-Lafont.

C'était l'une des têtes d'affiche de cette 33e édition du festival Flamenco de Nîmes. Eva Yerbabuena, figure emblématique de la danse flamenca après plus de 20 ans de carrière, a présenté ce mardi soir à la salle Bernadette-Lafont, sa dernière création : Re-fracción (desde de mis ojos). Une oeuvre co-écrite avec le chorégraphe, musicien et metteur en scène, Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola qui livre son regard sur la bailaora de prestige. 

Assis sur une chaise, tout vêtu de noir, lunettes rondes posées sur le nez, il observe d'abord les spectateurs s'installer dans la salle, impassible, sans montrer aucune émotion. Comment mieux capter l'attention d'un public, titiller sa curiosité ? "Eva, Eva..." Il interpelle "La Yerbabuena", la questionne sans recevoir aucune réponse, la secoue, lui ôte ses artifices d'artiste.

Eva Yerbabuena
Eva Yerbabuena et Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola.  • Photo : Sandy Korzekwa.

Portée par une composition musicale du guitariste Paco Jarana, accompagné de trois voix puissantes, Alfredo Tejada, Miguel Ortega et Antonio Gómez, Eva Yerbabuena se livre dans une danse brûlante, une part d'ombre s'échappe. Des images projetées sur des draps blancs la montre, le visage immergé. Elle les regarde muette, alors qu'elle se fait coiffer par une spectatrice qu'elle a elle-même choisi dans la salle. 

Mais petit à petit, l'homme vêtu de noir, à force de la bousculer, arrache quelques mots à "La Yerbabuena". "No puedo màs (je n'en peux plus)" repète-t-elle, face à une caméra tenue par Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola, le visage défait. Une phrase libératrice ? Cette fois-ci d'autres images apparaissent, toujours de la danseuse, mais sortant des vagues de la mer, calme et paisible. Le masque est tombé. 

Prochain rendez-vous : La cantaora Marina Heredia à la salle Bernadette-Lafont à 20h. 

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