Quand le troisième degré rencontre la Seconde Guerre mondiale. Auteurs-compositeurs et interprètes, aux textes largement déclaés, Oldelaf et Arnaud Joyet n'étaient encore que deux étudiants paumés en colocation, en 1993.
Ils tombent un soir à la TV sur un reportage sur Serge et Beate Klarsfeld, le couple qui a débusqué et traîné devant la justice les nazis Eichmann et Barbie, au péril de leur propre vie. C’est le déclic. Ils décident de reprendre le flambeau, même si ça brûle.
Cette aventure les mènera en chanson et en bonne humeur de la bibliothèque du Perreux-sur-Marne à Bogota, en passant par la forêt de Rambouillet ou un bowling, et sertira leur amitié du sceau le plus noble : être traqueurs de nazis.
La pièce a été crite pendant le confinement. "Ce qui m’’intéressait, explique Oldelaf, c’était comment faire rire avec un sujet aussi compliqué. Je voulais téléporter dans ce sujet si grave, dans ce truc qui nous bouleverse et qui résonne immédiatement, deux types qui n’ont rien à faire de ce sujet-là mais qui se penchent tout de même sur cette traque. Moi ce qui me faisait rire c’était de téléporter deux bons à rien, deux débiles, dans cette chasse aux nazis qui est pourtant le travail d’une vie quand on voit ce qu’ont fait les Klarsfeld, au péril de leur propre existence pour essayer de rétablir la justice."
"Dans le spectacle opération bretzel, on suit un petit peu la même démarche
intellectuelle qu’’un traqueur de nazis donc nos deux protagonistes se
documentent, recherchent, puis essayent de trouver des noms mais... il ont tout
faux, tout le temps."
Ce mercredi soir, à 20h, à la salle Stevenson de Saint-Jean-du-Gard