Pédagogue. En amont d’une réunion qui voyait se retrouver les représentants des vingt banques du Gard, Nicolas Resseguier, directeur de la Banque de France du Gard, a pris le temps de revenir sur la situation bancaire dans notre département. Mais avant, il s’est voulu positif en expliquant que le contexte financier européen s’améliore grâce à d’importants efforts sur le plan budgétaire, que le taux de change de l’euro - autour de 1,30 $ - est « raisonnable », et qu’au sein de la zone euro, le crédit aux entreprises françaises demeure l’un des plus favorables.
A un échelon plus local, la vingtaine de personnes qui travaillent au service surendettement de la Banque de France gèrent une dizaine de nouveaux dossiers par jour. Et d’ajouter : « Dans le Gard, il y a un taux de surendettement de 422 dossiers contre 458 pour la France. Mais l’endettement moyen est de 43 749 euros ici contre 36 801 en France ». En clair, il y a moins de gardois endettés mais quand ils le sont, la somme est plus importante qu’ailleurs. Le patron de la Banque de France détaille ensuite le profil type de l’endetté gardois : « ce serait une femme, qui vit seule, locataire de son logement et qui gagne le smic ou moins ».
Avant de retrouver les vingt banquiers, Nicolas Resseguier a présenté le dernier billet de 5 euros. Un billet plus sécurisé et de meilleure qualité qui sortira le 2 mai prochain.
Nicolas Resseguier animera une conférence "Crise et surendettement" ce vendredi 19 avril à 18h30 au Novotel Atria avec l'association "Femme avenir du Gard".
TD