Concernant les sénatoriales, le conseil a voté pour la liste des suppléants, la seule liste en lice étant celle de la majorité RN « Sécurité et vitalité pour Bagnols ». On y retrouve notamment la soeur de la maire, Fabienne Bordes, et son collaborateur de cabinet Baptiste Caffarel.
Autre dossier, Bagnols plage, avec une délibération fixant un tarif d’occupation temporaire pour le parc Rimbaud, de 7 500 euros pour la durée de l’occupation, de la fin mai à début septembre. L’élu d’opposition Christian Gagliardone demandera à la maire s’il était prévu de reprendre les clôtures et l’accès pour les personnes à mobilité réduite « inexistant » du parc Rimbaud.
Pascale Bordes lui répondra longuement en affirmant que, concernant Bagnols plage, « la seule convention que nous avons retrouvée date de 2022, pour 2023 et 2024 il n’y en a pas eu, et pas de loyer encaissé non plus, ce qui représente beaucoup d’agent perdu pour la commune. » Plus tard, la maire affirmera avoir « réussi à stopper l’hémorragie et avoir fait payer 2023 et 2024 », et rappellera que la mairie avait « dû payer une addition salée » pour l’eau et l’électricité, évoquant au passage une facture d’eau de « 8 000 euros », et d’estimer que « la ville a assez perdu d’argent avec ça. » Quant à l’accès PMR, « nous allons envisager un réaménagement du parc », dira la maire.
« La ville n’a plus les moyens de dépenser un million d’euros de subventions »
De nombreuses questions orales ont été posées par l’opposition, parmi elles une question sur les subventions aux associations posée par l’élue d’opposition Michèle Fond-Thurial. Des subventions en baisse significative, qui passent de 711 000 euros en 2025 à 465 000 euros en 2026, dont la ventilation n’a pas encore été communiquée aux associations. La maire affirmera que ce point serait « débattu lors du prochain conseil municipal, le 25 juin », avant de dire que le montant global serait celui annoncé, « c’est le dispatching que nous allons débattre. »
La maire affirmera que la commune n’avait « plus les moyens de dépenser un million d’euros de subventions », avec un état financier global « très inquiétant ». « Nous héritons d’une situation dramatique, tous les jours nous découvrons des factures à payer », poursuivra Pascale Bordes, avant d’évoquer la passerelle en construction sur la Cèze, dont « le maire avait annoncé qu’elle ne coûterait que 400 000 euros à la mairie, mercredi j’ai appris que le coût réel pour la ville serait d’1,579 million d’euros. »
Le rachat du cinéma enterré, 9 spectacles déprogrammés à la Pyramide
Michèle Fond-Thurial posera ensuite une question sur la politique culturelle, notamment l’abandon du projet de rachat du cinéma et la réduction de la voilure de la programmation de la Pyramide. Pascale Bordes assumera de renoncer au rachat du cinéma en arguant une nouvelle fois des économies à réaliser, et en affirmant que « nous aurions dû faire un emprunt pour un bâtiment dont on ne pourrait pas faire grand chose », alors que « nos écoles sont de véritables passoires thermiques dans lesquelles il n’y a pas eu de travaux durant des décennies », ce qui provoquera la réaction de Christine Muccio, ancienne adjointe à l’éducation désormais élus d'opposition, qui listera les derniers travaux effectués par l’ancienne majorité.
Concernant la Pyramide, la maire, après avoir affirmé qu’elle « ne s’attaque pas à la culture », évoquera la déprogrammation de 9 spectacles programmés mais pas encore signés pour « un coût total de 172 735 euros, difficilement supportable pour la commune au regard de son état financier, sachant qu’ils auraient rapporté au mieux 116 000 euros. » Au passage, la maire s’en prendra au concert de Ben Mazué, programmé en juillet au Mont Cotton, « qui va coûter 145 000 euros à la collectivité, pour 60 000 euros de recettes escomptés, il n’y a pas d’argent magique. » Le concert est maintenu, puisque le contrat avait été signé.
Absence au conseil communautaire : la majorité avait « mieux à faire »
Autre sujet, la question de Jérôme Jackel sur l’absence des élus de la majorité bagnolaise lors du dernier conseil communautaire, lundi. Pascale Bordes, qui ne siège plus depuis des années au sein du conseil communautaire avant d’en briguer la présidence sans succès en avril dernier, dira avoir « décidé, avec l’équipe majoritaire, que nous avions mieux à faire, comme préparer le conseil municipal de ce soir et celui du 25 juin. » Pour elle, le changement de présidence à l’Agglo équivaut à « on prend les mêmes et on recommence, on est toujours dans l’entre-soi, j’ai dénoncé cette situation lors de mon premier mandat, tout est décidé à l’avance, on sert à légitimer ce fonctionnement antidémocratique. »