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Publié il y a 9 jours - Mise à jour le 25.01.2023 - Corentin Migoule - 3 min  - vu 2019 fois

MÉJANNES-LES-ALÈS Les épices bio d'Arcadie bientôt exposées dans un nouveau magasin d'usine

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L'entreprise Arcadie, comme son nouveau magasin d'usine, est implantée rue Antoine Émile à Méjannes-les-Alès. (photo Corentin Migoule)

Implantée dans la zone d'activité de Méjannes-les-Alès depuis 2005, l'entreprise Arcadie sélectionne et conditionne les épices Cook et les tisanes L'Herbier de France. Pour "se rapprocher des consommateurs", cette pionnière de la bio s'apprête à ouvrir son magasin d'usine. 

Les employés du service "comptabilité" d'Arcadie vont devoir se serrer un petit peu. Dans quelques jours, leur spacieux espace de travail se verra amputer de moitié pour laisser place aux nouvelles étagères ornées d'épices et tisanes des marques Cook et L'Herbier de France. Car sur l'impulsion de Ludivine Evreux, responsable "Marketing et Innovation" de la société, l'entreprise méjannaise aura bientôt son propre magasin d'usine. 

Une cloison temporaire va donc être érigée dans ce grand bureau situé à droite de l'entrée principale, face à l'accueil. "Les clients pourront s'y présenter et un employé du pôle commercial les assistera", précise Ludivine Evreux, pas peu fière d'une idée qui se mûrit depuis de longs mois. Le déclic daterait du dernier salon Miam auquel Arcadie a participé en novembre dernier après dix ans d'absence. 

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L'entreprise Arcadie, comme son nouveau magasin d'usine, est implantée rue Antoine Émile à Méjannes-les-Alès. (photo Corentin Migoule)

"On s'est rendu compte qu'on est connu sur le marché de la bio mais que les Alésiens ne nous connaissent pas", analyse la responsable Marketing et Innovation. L'intention "première" de ce nouveau magasin d'usine est donc de "se rapprocher du consommateur" en se mettant à sa "disposition" pour répondre à ses "questionnements" sur la bio. "L'idée c'est de l'accompagner jusque dans sa cuisine", sourit Ludivine Evreux.

Ainsi, en plus de l'exposition de près de 300 produits qui sont très rarement présents en intégralité en magasins, le magasin d'usine d'Arcadie assurera la vente d'un livre de recettes. "À terme, l'objectif est de vendre en vrac. Avec l'aide d'une balance, les gens se serviraient en venant avec leur bocal en verre", développe la dernière nommée, qui compare ce nouveau magasin d'usine à "un étal d'épices sur un marché"

Une extension dès 2025 

Le "souk" d'Arcadie ouvrira ses portes le mercredi 8 février à l'occasion d'une inauguration formelle de 16h à 19h. Dégustation de tisanes et de produits épicés cuisinés par les employés de la société méjannaise sont au programme de ce rendez-vous ouvert au public. Après quoi, le magasin d'usine sera accessible cinq jours par semaine (9h-12h30 ; 13h30 -17h du lundi au jeudi et 9h-12h30 ; 13h30-16h le vendredi).

Une version "test" qui devrait durer six mois, période à l'issue de laquelle Ludivine Evreux aura le recul suffisant pour quantifier "la demande consommateur" et apporter les modifications adéquates. La perspective d'une extension de l'entreprise, matérialisée par la construction d'un nouveau bâtiment qui devrait se réaliser en 2025 en face des locaux actuels, laisse la porte ouverte à un agrandissement du magasin d'usine.

Dans chacune de ses nouvelles démarches, la responsable Marketing et Innovation ne manquera pas d'associer les clients. Elle projette même de créer "un panel de consommateurs locaux" consultables lors de projets innovants ou pour des prises de décisions relatives à des sujets "touchy" (sensibles). "Mon rêve, c'est d'avoir un cercle de consommateurs qui fassent partie intégrante de l'écosystème Arcadie", esquisse Ludivine Evreux, qui apprécie le mode de gouvernance holacratique adopté par l'entreprise consistant à responsabiliser l'ensemble des salariés.

Arcadie prend la mer

Depuis quelques mois, par l'intermédiaire de l'un de ses dirigeants en la personne de Matthieu Brunet, Arcadie communique sur un projet un peu fou. Celui qui consiste en la construction d'un voilier porte-containers pour assurer un transport éthique et écologique de ses épices, de Madagascar à Marseille. "On est en plein dans la phase de levée de fonds nécessaire. Il n'y a pour l'instant aucune ombre au tableau pour un top départ en 2025", précise l'entreprise, laquelle deviendrait alors pionnière en la matière. 

Corentin Migoule

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