Publié il y a 1 h - Mise à jour le 25.06.2026 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 701 fois

NÎMES Viol d'une adolescente de 15 ans dans le cadre d'un mariage forcé

Une enquête est en cours au tribunal judiciaire de Nîmes. La victime est une adolescente de 15 ans. 

En toile de fond de ce dossier, c'est la misère humaine qui apparaît. Une mère de famille et ses deux enfants n'ont plus de domicile et ils se font aider par la générosité des uns et des autres. C'est dans ce cadre qu'un habitant de Nîmes ouvre sa porte et propose de recueillir la mère de famille et ses deux enfants. Si la maman dort dans le même lit que son fils dans cet appartement modeste, la fille âgée de 15 ans partage le lit du locataire. Et c'est à ce moment-là que les dérives sexuelles débutent. En mai 2015, l'adolescente dévoile les actes subis. Elle et son frère sont placés en foyer, tandis qu'une enquête criminelle est initiée avec la mise en examen et le placement en détention provisoire du locataire qui a besoin d'un traducteur devant la cour d'appel de Nîmes où il demande son contrôle judiciaire ce mercredi 24 juin.

Pour la jeune victime, son conseil, Me Sylvie Sergent, donne des nouvelles : "Elle a dénoncé des faits et depuis elle est en foyer avec son petit frère. Elle a subi les assauts de monsieur, elle est très fragile psychologiquement. Elle est angoissée et dans une extrême précarité", note l'avocate de la partie civile.

"Toutes les investigations ont été effectuées dans le cadre de ce dossier", essaie de convaincre maître Alexandre Zwertvaegher, le nouvel avocat du mis en examen.

"Cette fille et sa mère ont été payées par mon père pour que je rentre en prison, ils mentent. Je n'ai rien fait", déclare en guise de défense le trentenaire détenu.

Si le mis en cause est virulent, l'avocat général Dominique Sié est catégorique sur la poursuite de l'incarcération du mis en cause. "On parle de faits de viols sur une gamine de 15 ans dans le cadre d'un mariage forcé." "C'est une jeune fille, une enfant, fragile, déstabilisée et les examens psychologiques confirment cet état de grande fragilité." "Il est hors de question de prendre le moindre risque de contact entre lui et cette enfant, entre lui et cette famille".

Des réquisitions entendues par la cour d'appel qui a décidé de prolonger la détention du mis en examen par rapport aux risques de pression sur la victime.

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