La fête oui, mais la sécurité avant tout. Car le premier ne peut pas aller sans le second. C'est en ce sens que la ville d'Alès et les services de sécurité, de l'État à la Croix-Rouge locale, ont mis en place un système de surveillance et de réponse appuyée pour cette semaine de feria de l'Ascension, jusqu'à dimanche soir. Cette année, le poste de commandement sécurité, habituellement placé au Cratère, a été délocalisé dans la salle de gestion de crise du poste de police municipale, en raison des travaux de la scène nationale.
C'est ainsi grâce aux 51 grands écrans de caméras de surveillance du Centre de Supervision Urbaine qu'une partie de la sécurité sera assurée, mais pas seulement. Un drone déployé par la police nationale sillonnera aussi les cieux pour mieux surveiller la zone de fête, alors que les agents de police, pompiers et bénévoles de la Croix-Rouge seront à l'affût, au plus proche des évènements : "L'objectif est que les festaïres croisent toutes les minutes, toutes les dizaines de mètres, un représentant des forces de l'ordre. Pour rassurer et pour dissuader", présente le préfet Jérôme Bonet.
Presque 200 policiers, secouristes et pompiers sur la semaine
Cinquante policiers seront ainsi déployés chaque jour, une force de frappe rendue possible par des renforts zonaux venus de Toulouse, Marseille et Nîmes, portant le nombre d'agents de la paix sur site cette semaine à 120. "Le risque zéro n'existe pas, nous voulons être visibles, intolérants sur le port d'armes blanches et remonter régulièrement le boulevard Louis-Blanc", présente le commissaire Dumas. Une présence nécessaire aussi pour prévenir le "risque terroriste, puisque n'importe quel rassemblement populaire représente toujours une cible", rappelle Jérôme Bonet.
Trente sapeurs-pompiers sont aussi en renfort, avec un triple objectif : prendre en charge les victimes, raccourcir les délais, se préparer à un cas de nombreuses victimes, d'autant plus que "toute minute gagnée correspond potentiellement à une vie". Les "trente à quarante secouristes" de la Croix-Rouge cibleront eux "particulièrement" les animations taurines depuis leur poste de secours, partagé avec les médecins et policiers municipaux, entre les rues Michelet et Mistral, cette dernière étant fermée à la circulation.
"La justice sera à la hauteur de ses responsabilités"
Comme à Nîmes, un dispositif de sécurité sur le bruit, "qui a tendance à monter de façon inconsidérée" est aussi instauré afin de préserver la "santé publique" et "ne pas aller à l’encontre des populations âgées et désavantagées", explique le maire Christophe Rivenq.
En cas de délits graves, comme des agressions sexuelles, des outrages ou violences contre agents, le parquet n'hésitera pas à imposer un "traitement choc", jusqu'au déferrement, si le suspect est défavorablement connu : "Nous sommes prêts, sur le pont, la justice sera à la hauteur de ses responsabilités. Aucun débordement ne sera toléré", prévient le procureur Abdelkrim Grini. Des contrôles d'alcoolémie seront aussi opérés régulièrement en sortie de la ville. Une centaine de permis avaient été retirés lors de la feria 2025.