Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 03.08.2023 - Thierry Allard - 3 min  - vu 842 fois

PONT-SAINT-ESPRIT Une quarantaine d’actions pour devenir une « petite ville de demain »

La mairie et ses partenaires ont signé la convention cadre "Petites villes de demain" ce mercredi à Pont-Saint-Esprit

- Photo : Thierry Allard

La convention cadre du dispositif « Petites villes de demain » a été signée à Pont-Saint-Esprit ce mercredi matin en présence de la préfète Marie-Françoise Lecaillon, qui faisait là sa dernière sortie publique avant de quitter le Gard.

Elle en a « signé un certain nombre depuis quelques semaines », lance la préfète au moment de dégainer une nouvelle fois son stylo. Il faut dire que le Gard, département rural mais pas trop non plus, en compte pas moins de 21, de ces « Petites villes de demain », identifiées comme telles par le dispositif gouvernemental du même nom. L’idée est, à l’aide d’actions ciblées, de conforter ces petites villes, « qui jouent un rôle de centralité, animent les territoires et permettent la mise en réseau des plus petites communes et donc un maillage du territoire », rajoute la représentante de l’État dans le Gard pour encore quelques jours.

Pont-Saint-Esprit et ses quelque 10 000 habitants sont un cas un peu à part dans le dispositif, puisqu’ici, dans ce coin de Gard aux confins du Vaucluse et de l’Ardèche, « ‘Petites villes de demain’ n’est pas un démarrage ni un aboutissement », note la préfète. De fait, si certains, et ils sont nombreux, se perdent dans le maquis des dispositifs gouvernementaux, ce n’est pas le cas de Pont-Saint-Esprit, qui maîtrise les sigles et acronymes depuis des années et a eu recours à de nombreux dispositifs. « C’est le continuum de la démarche, nous travaillons sur ces enjeux depuis dix ans », rappelle la maire Claire Lapeyronie.

Politique de la ville, Opération programmée d’amélioration de l’habitat, Appel à manifestation d’intérêt Centre bourg, Opération de revitalisation territoriale glanée grâce à l’entrée de Bagnols dans un autre dispositif (le maire de Bagnols Jean-Yves Chapelet était d’ailleurs dans l’assistance), Action coeur de ville, Fonds vert… La liste est longue, et non exhaustive, des dispositifs déjà lancés à Pont. « Petites villes de demain » ne vient donc pas rajouter une couche à ce mille-feuilles, mais « annule et remplace la partie spiripontaine de l’Opération de revitalisation du territoire », précise la maire.

« Un effet levier »

« Petites villes de demain », ce sont 44 actions réparties sur cinq axes : l’habitat, le cadre de vie, le patrimoine, les mobilités et, un gros morceau pour Pont comme pour beaucoup de ces petites villes, l’attractivité. Sur ces 44 actions, « 25 sont déjà matures ou engagées », souligne Claire Lapeyronie. Il en va ainsi des 110 logements rénovés dans la première mouture de l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat, qui a été renouvelée, de la rénovation en cours de l’éclairage public, de la rénovation du patrimoine avec l’exemple de l’escalier Saint-Pierre, des travaux menés avec l’Agglo sur le Pôle d’échange multimodal de la gare ou encore du projet Hôtel-Dieu, « qui réunit les cinq axes », commente la maire.

Pour que tout ça fonctionne, « il faut que les élus s’impliquent fortement, et c’est le cas ici », souligne la préfète. Les élus, et leurs partenaires, comme l’Établissement public foncier Occitanie, qui acquiert le foncier nécessaire à certains projets pour le compte des collectivités, jouant un rôle précieux de relais. « Pont-Saint-Esprit a été un laboratoire pour nous », souligne la directrice de l’Établissement public foncier Sophie Lafenêtre, alors que l’EPF a été impliqué notamment dans le projet Hôtel-Dieu. « On faisait du 'Petites villes de demain’ avant l’heure », rajoute-t-elle, estimant que ce nouveau dispositif est de nature à « donner un vrai élan et rassurer les investisseurs privés, ce qui donne un effet levier. »

Parmi les partenaires aussi, on retrouve la Banque des territoires, représentée ce mercredi matin par Sébastien Gibernon, qui fait dans « l’accompagnement financier et en ingénierie. » À Pont, la Banque des territoires a contribué au financement de la rénovation de l’éclairage public, « et nous étudions une offre de financement pour le foncier du nouveau collège », précise Sébastien Gibernon.

Autres partenaires de poids, l’Agglo, le Département et la Région, qui tous contribuent à financer les projets compris dans ce dispositif « Petites villes de demain ». Avec dans l’idée « que Pont-Saint-Esprit redevienne cette porte d’or, cette entrée nord du Gard rhodanien, du Gard et de l’Occitanie », soulignera Christophe Serre, vice-président de l’Agglo du Gard rhodanien. Mais, comme le rappellera la conseillère départementale Carole Bergeri « tout ne se fera pas en un jour. »

Un point de vue largement partagé, notamment par Claire Lapeyronie : « Nous sommes à mi-parcours, il faut être conscient qu’il s’agit de temps long, il faut garder le cap. » Et la maire de rajouter, en s’adressant à la préfète, qu’il fallait aussi « des moyens financiers, nous sommes déjà aidés beaucoup, mais il faut que l’aide soit pérenne. » Ça, ce ne sera bientôt plus du ressort de Marie-Françoise Lecaillon, qui pour autant « ne doute pas que les service de l’État vont continuer à vous accompagner pour l’ensemble de vos projets », comme elle le répondra à Claire Lapeyronie.

Thierry Allard

Bagnols-Uzès

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