Publié il y a 1 h - Mise à jour le 20.02.2026 - Coralie Mollaret - 4 min  - vu 138 fois

MUNICIPALES Le duo Plantier-Rouverand dévoile son projet

Portiques de sécurité, baisse des impôts, baisse de 15 % des indemnités, suppression du nombre de fonctionnaires... Depuis l’auditorium du musée de la Romanité, la liste L'Avenir nîmois a présenté son programme pour les élections municipales des 15 et 22 mars.

Temps fort d’une campagne électorale, le duo Plantier-Rouverand a présenté son programme, ce vendredi matin, depuis l’auditorium du musée de la Romanité. « Ce document sera imprimé à 80 000 exemplaires (la ville de Nîmes comptant 94 161 électeurs, NDLR). C’est le seul de nos documents qui sera publié à cette échelle », souligne la tête de liste L’Avenir nîmois et ex-premier adjoint de la ville de Nîmes, Julien Plantier. Présidente de Renaissance dans le Gard, Valérie Rouverand abonde : « Notre programme est le fruit d'une alliance, d'une manière dont nous nous adaptons aux enjeux de la société. »

Portiques de sécurité à l’entrée des écoles

Le programme se décline en cinq axes avec le leitmotiv de « l’avenir » : serein, durable, solidaire, attractif et commun. Le premier regroupe essentiellement des mesures relatives à la sécurité. À l’instar du candidat LR-Horizons-UDI Franck Proust, cette thématique est mise en avant par la liste Nîmes Avenir alors même que cette compétence n’est pas une prérogative des mairies. « C’est l’une des premières préoccupations qui ressort chez les habitants. Nous voulons incarner le rôle d’un maire protecteur », avance Julien Plantier.

L’Avenir nîmois promet de créer 60 postes de policiers municipaux, une brigade contre le narcotrafic et même une brigade équine, destinée aux parcs Jacques-Chirac et Jardins de la Fontaine. La liste propose de multiplier par trois le nombre de conseils des droits et des familles et d’expérimenter les portiques de sécurité à l’entrée des écoles. « Nous avons la nécessité d’aller plus loin pour sanctuariser les établissements scolaires », pointe Julien Plantier.

Si Julien Plantier est élu maire, il entend œuvrer à la création de trois postes de police mixtes (reste à savoir l’accord de la police nationale), notamment un jouxtant le projet de maison médicale sur Gambetta. Côté santé, Julien Plantier répète sa volonté de créer une mutuelle communale, une proposition reprise depuis par plusieurs candidats. Santé toujours, la liste propose la mise en place d’une bourse pour que les jeunes médecins restent sur le territoire.

Baisse de 6 % (de la part ville) de la taxe foncière

L’Avenir nîmois est la seule liste à proposer une baisse de la fiscalité de 6 %, chiffrée à 8 M€ par an. Avec un taux de 53 %, la taxe sur le foncier bâti est l’une des plus élevées de France. Reste à savoir comment financer cette mesure ? « Nous ne remplacerons qu’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite », répond Sophie Roulle, ex-adjointe à la Culture. Et d’ajouter : « Nous regardons aussi les contrats de gestion de service public passés avec des entreprises privées à la loupe. Aujourd’hui, on a l’impression qu’à partir du moment où les sociétés gèrent, il n’y a plus de suivi », tacle Sophie Roulle, ex-adjointe à la Culture.

Exemplarité des élus, baisse de 15 % des indemnités

L’architecte nîmoise évoque dans la foulée la volonté de sa liste de « faire de la politique autrement ». Un élément de langage qui se traduit par « la baisse de 15 % des indemnités (71 498 € pour le maire en 2025 et 34 360 € pour un adjoint selon le tableur des indemnités 2026). » Et d’avancer à nouveau, « la mise en place de permanences pour éviter que le maire soit enfermé dans une tour de cristal… » Dans cette même veine, la liste propose une enveloppe de 700 000 € pour les conseils de quartier et un budget participatif de 300 000 € voué à financer les projets des habitants : « Demander l’avis des concitoyens tous les six ans, ce n’est pas assez. Nous devons avoir des acteurs et non des spectateurs de la vie locale », enfonce Julien Plantier.

Arbres, circulation, transports…

« Ce qui est ressorti de nos consultations avec les Nîmois, c’est l’angoisse de l’avenir, notamment sur le dérèglement climatique », commente Julien Devèze, ex-directeur de cabinet de Nîmes métropole. Sur 15 ans, leur plan climat comprend 5 000 arbres, la création d’îlots de fraîcheur avec voilages, d’écoles oasis… La liste propose de rénover le quartier Richelieu en candidatant au troisième plan de rénovation urbaine et propose la gratuité des transports pour les moins de 18 ans. « Il faut rendre la circulation plus fluide entre l’est et l’ouest de l’Écusson », avance la tête de liste. En campagne en 2014 puis 2020, la liste centriste conduite par Yvan Lachaud avait proposé la réouverture du boulevard de la Libération. La rue Vincent-Faïta passerait en sens unique.

Costières, halles, conservatoire, municipalisation des parkings…

Concernant l’activité économique, l’ex-adjoint au tourisme Xavier Douais a déploré : « Istres vient de remporter la construction du nouveau Canadair, soit un million d’euros pour 500 emplois. » L’édile met en avant le projet de « cité de l’eau » sur l’ancien site de la tour BRL ou la création d’un label nîmois, une marque territoriale pour favoriser la création locale. Vice-président au niveau national du syndicat CPME, Xavier Douais propose de travailler sur les baux commerciaux en renforçant le droit de préemption par le biais de la foncière ODIL. Le parking des Halles, « très peu utile », serait transformé en rooftop.

En parlant de parking, « nous municipaliserons ceux dont le contrat arrive à échéance pour faire face aux tarifs très élevés », note Xavier Douais, reconnaissant toutefois : « La municipalisation, ce n’est pas trop le genre de mot de la maison. » Sur les Halles, « nous proposons deux tranches de travaux de 9 mois chacune ». Sur les Costières, Julien Plantier a proposé une rénovation avec, à terme, en 2030, la destruction de la tribune visiteurs permettant de construire un immeuble à vocation médicale. Concernant le conservatoire, il serait finalement créé au sein du quadrilatère des Jésuites, pour un coût de 50 M€. Les Carmes resteraient à disposition de l’université.

Enfin, côté culture, la liste propose un festival « off » de Nîmes ainsi qu’une biennale en alternance dédiée au jean et à l’art contemporain pour faire rayonner la ville.

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