Publié il y a 1 h - Mise à jour le 20.02.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 270 fois

AU PALAIS Viols sur un nourrisson : il écope de 18 ans de réclusion criminelle

Photos illustration de la cour criminelle du Gard.

- Photo Yannick Pons

L’affaire des viols sur une enfant de 22 mois a connu son dénouement ce vendredi 20 février. La peine demandée par l’avocate générale a été revue à la baisse par la cour.

« Que dire de plus, à part que l’accusé a fait l’indicible et que la petite a vécu l’horreur », lance Charlotte Cerna, avocate générale. Lors de cette audience, qui s’est tenue sur deux jours, il a été question de faits de viols et de captation d’images à caractère pornographique d’une mineure de moins de 15 ans. Sofian, l’accusé, comparaît pour avoir violé une enfant âgée de moins de deux ans, le 5 mai 2021, par des stratagèmes ignobles. L’enfant lui a été confié par un couple, missionné pour surveiller sa compagne qu’il soupçonne alors de prostitution.

Revenant sur les différents éléments retenus à l’encontre de Sofian, l’avocate générale s’appesantit sur certains chiffres marquants de ces faits horrifiques : « 22 mois, 22 vidéos, 105 captures d’écran et cinq heures », dit-elle, comme pour rappeler l’ignominie des faits. L’homme de 37 ans a filmé les sévices qu’il a imposés à la fillette, puis a revisionné les vidéos pour en faire des captures d’écran. Un comportement criminel que l’accusé fait peser sur sa consommation de stupéfiants. S’il est amené à ressortir, « il y a un risque de rechute et donc de réitération », soutient la représentante du ministère public, ajoutant que l’accusé présente « un risque de danger et de récidive importante ».

« Tous les voyants sont au rouge »

« On en est toujours à venir se déresponsabiliser », constate le parquet face aux justifications apportées par l’accusé. Concernant les troubles pédophiliques, « ça, forcément, ça inquiète », dit la représentante du parquet : « Tous les voyants sont au rouge. » À l’issue de son réquisitoire, l’avocate générale a demandé la peine maximale pour une cour criminelle, soit 20 ans de réclusion criminelle. « La cour devra prononcer des peines strictes », dit-elle. L’accusé, condamné à 10 ans d’emprisonnement en 2023 pour des faits de proxénétisme, n’a que peu réagi à ces réquisitions : « Je voudrais m’excuser pour tout le monde », conclut-il.

« Je ne demande pas la clémence, mais la rigueur sur ces faits et sur la personnalité », plaide maître Montfort, rappelant que Sofiane aurait été victime de viols dans son enfance. Après une courte délibération de la cour, présidée par Christian Pasta, l’accusé a pris connaissance de son sort. Le trentenaire a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle, dont les deux tiers de sûreté. La cour a également statué sur une éventuelle rétention de sûreté. Concrètement, il va être incarcéré pendant 12 ans. À l’issue de cette peine, il fera l’objet d’un examen pour déterminer s’il est apte à sortir, ou s’il doit effectuer l’intégralité de sa peine de 18 années.

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