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Publié il y a 4 mois - Mise à jour le 20.10.2023 - TA - 1 min  - vu 465 fois

TRICASTIN Le projet d’extension de l’usine Georges-Besse 2 validé par Orano

Vue d'Orano Tricastin

- Photo : Crespeau/Orano

Le projet d’extension de l’usine d’enrichissement d’uranium Georges-Besse 2, à Tricastin (Drôme/Vaucluse), a été validé ce jeudi par le conseil d’administration d’Orano.

Ce projet, d’un montant prévisionnel d’1,7 milliard d’euros, doit permettre à Orano d’augmenter ses capacités de production d’uranium enrichi de 30 %, soit 2,5 millions d’UTS (unités de travail de séparation, l’unité de mesure pour l’activité enrichissement). L’usine, qui a démarré en 2011, produit 7,5 millions d’UTS à pleine capacité, ce qui correspond à l’énergie nécessaire pour alimenter 90 millions de foyers.

« Le projet consiste à construire à l’identique quatre modules complémentaires aux quatorze modules existants avec la même technologie (de centrifugation, ndlr), reconnue, éprouvée et disposant d’une empreinte environnementale réduite, précise Orano dans un communiqué. Il mobilisera, pendant la phase chantier, jusqu’à 1 000 personnes, avec une forte part d’entreprises régionales. »

Ce projet comporte un important volet géopolitique, puisqu’un tiers de l’uranium enrichi servant à faire tourner nos centrales nucléaires provient de Russie. Alors « Dans le contexte géopolitique actuel, cette augmentation des capacités d’enrichissement vise à renforcer, en France, la souveraineté énergétique occidentale, souligne Claude Imauven, le président du conseil d’administration d’Orano. La décision d’Orano répond aux demandes de nos clients de renforcer leur sécurité d’approvisionnement avec une première production prévue dès 2028 ».

« Avec cette extension de capacité, l’uranium produit sur le site Orano Tricastin permettra d’alimenter l’équivalent de 120 millions de foyers par an en énergie bas carbone », rappelle le directeur des activités chimie et enrichissement chez Orano François Lurin. Il souligne aussi « l’importance du support des actionnaires japonais (JFEI) et coréens (KHNP) de la SETH (Société d’Enrichissement du Tricastin Holding, ndlr) dans la réalisation de ce projet ».

(Re)lire : FAIT DU SOIR Faut-il produire plus d’uranium enrichi chez Orano Tricastin ?

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