Il s’agit d’un « espace protégé et site archéologique », rappellent les associations, qui évoquent la présence d’un oppidum néolithique dans ce bois situé près du Grand Mas. Un site « pourtant sous la double vigilance de la commune d’Uzès qui applique des mesures de protection de ce bois et des services archéologiques régionaux », soulignent les associations signataires du communiqué.
Contactées par un riverain, les trois associations ont entamé des démarches qui ont conduit à la publication d’un arrêté suspensif des travaux par la Ville d’Uzès. Et elles dénoncent « le propriétaire, une entreprise agricole locale, qui n’a déposé aucune demande d’autorisation préalable des travaux auprès de la mairie », des souches de chênes « déracinées », ce qui est interdit par le classement du bois, « des édifices de pierres sèches bousculés ou éventrés » ou encore le fait que « ni l’Office national des forêts, ni le Service départemental d’incendies et de secours n’ont été informés des travaux alors que le panneau d’entrée du chantier précise qu’ils sont destinés à ouvrir des pistes DFCI. »
Les associations appellent à la vigilance pour préserver les massifs arborés, « qui ont un rôle majeur dans la protection du climat, la capture du CO2, l’amélioration de la qualité de l’air et qui favorisent la biodiversité et le bien-être humain », et précisent qu’elles vont « demander l’application de la loi et des règlements d’urbanisme ».