Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.03.2026 - Stéphanie Marin - 4 min  - vu 16 fois

SAINT-GILLES 81e congrès fédéral de la course camarguaise : Françoise Peytavin à l'honneur

Françoise Peytavin a reçu le diplôme d'honneur de la FFCC.

- S.Ma

Le 81ᵉ congrès de la Fédération française de la course camarguaise s’est tenu le dimanche 8 mars à Saint-Gilles, en cette Journée internationale des droits des femmes.

De manière générale, le Gard est le département sur l'ensemble du territoire couvert par la Fédération française de la course camarguaise (FFCC) - comprenant également les Bouches-du-Rhône, l'Hérault et le Vaucluse - où il s'est déroulé le plus de courses en 2025, soit 343. Sur les terres gardoises, comme dans les départements voisins, des courses ont dû être annulées, une centaine en tout. Toutefois, le public était au rendez-vous, environ 401 500 personnes ont pris place dans les arènes et une fréquentation moyenne en progression malgré moins de courses en raison des intempéries, mais également de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Comme les tensions rencontrées dans le domaine assurantiel - évoquées par Éric Mouras, président de la FFCC et Emmanuel Lescot, président des manadiers - le sujet sanitaire a largement été abordé lors du 81ᵉ congrès fédéral, animé par Laura Cavallini, éleveuse de taureaux et de chevaux, à la tête de la manade Rambier, en présence du maire de Saint-Gilles, Eddy Valadier, la Reine d'Arles, Amélie Laugier etc.

Isabelle Le Roch, responsable du Groupement de défense sanitaire (GDS) du Gard a été invitée à monter sur la scène pour faire un point sur la situation et les enjeux à venir. "Un animal protégé ne s'infecte pas, d'où l'intérêt et l'obligation de la vaccination pour l'ensemble des maladies transmissibles, dans le cas présent, la DNC. À date, il n'y a plus aucun foyer actif en France, en ce qui concerne la région Occitanie, 98 % des bovins ont été vaccinés", a-t-elle rapporté. Reste qu'en Espagne, deux foyers récents de DNC sont apparus sur des cheptels qui n'avaient pas été vaccinés.

Pour l'année 2026, le Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale propose de vacciner à nouveau sur les zones touchées en 2025. "Pour plusieurs raisons : d'abord pour protéger et peut-être cibler des animaux qui étaient passés dans le trou de la raquette. Le plan national sera soumis à l'approbation de la Commission européenne. Cette campagne vise à maintenir une couverture vaccinale qui couvre l'ensemble des périodes à risques et maintenir l'immunité", a ajouté Isabelle Le Roch. En ce qui concerne la région Occitanie, le Conseil Régional d'Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale et la Fédération Régionale des Groupements de Défense Sanitaire de l’Occitanie ont émis un avis favorable à l'arrêt de la vaccination au 31 juillet 2026, avec "l'accord de la commission européenne et en fonction de ce qui se passe aussi en Espagne."

Geoffrey Sabatier et Vincent Malige du pôle transmission de la FFCC. • S.Ma

Transmettre au jeune public

Depuis quatre ans, le pôle transmission porté par Geoffrey Sabatier rejoint par Vincent Malige, sillonne les routes du territoire - 9 000 km parcourus et près de 200 animations proposées en 2025 - pour transmettre aux jeunes le savoir-faire à travers les gestes et les mots en racontant l'histoire de la bouvine. "En parallèle nous continuons chaque année, à développer de nouveaux outils pédagogiques, de nouveaux cadres de communication", avec notamment une activité acccrue et qualitative sur les réseaux sociaux, un deuxième film de réalité virtuelle, "Biòu", mais aussi la création d'une chaîne YouTube ainsi que celle d'une émission "Contre-Piste".

"Si je veux retenir un fait de cette année 2025, ce serait les 3 000 cartes jeunes, c'est inédit dans l'histoire de notre sport et c'est le fruit d'un travail collectif", a souligné Geoffrey Sabatier. Un travail qui se poursuivra en 2026, "année de consolidation, d'ambitions et de développement", a poursuivi Vincent Malige. Le duo a annoncé le lancement d'une nouvelle émission bi-mensuelle de 20 minutes, "Cocagne" et la poursuite des animations sur le terrain auprès du jeune public.

Outre le renouvellement des générations, la formation est un autre point de vigilance. Christophe Artal, ancien raseteur, responsable de ce pôle au sein de la FFCC, a présenté la feuille de route 2026, laquelle inclut la formation des raseteurs aux gestes de premiers secours. S'en est suivie la remise des tenues blanches aux raseteurs stagiaires parmi lesquels Dolovan Fargier, Noah Houvenagel, Corentin Mura, Kilyan Lopez, Hugo Chirifi ou encore Nans Marchand.

La promotion des raseteurs stagiaires. • S.Ma

Françoise Peytavin : "J'ai aimé tout ce que j'ai fait"

Fille d'une pharmacienne et d'un magistrat, la Parisienne passe des vacances au domaine de Méjanes à l'âge de 13 ans et découvre la course camarguaise dans les arènes de Saint-Rémy-de-Provence. Dès ses 16 ans, elle passera ses étés à Albaron, avant de venir vivre en Camargue. Éric Mouras a retracé le parcours de cette "femme de conviction, de caractère, de cœur, de transmission" qui a intégré en 1988 le conseil d'administration des éleveurs de chevaux de race Camargue. "Elle fut la première femme à se présenter et à être élue, a rappelé le président de la FFCC. Cette élection marque une avancée historique dans des institutions jusqu'alors réservées aux hommes." Françoise Peytavin, figure emblématique de la manade Salièrene, fut présidente du comité des sinistrés entre 1993 et 1994, suite aux crues du Rhône et avait pour mission la défense des manadiers et des habitants.

Françoise Peytavin et Éric Mouras. • S.Ma

"Femme de courage, une femme de manadier doit à la fois concilier sa vie de famille et s'investir dans l'activité de la manade, a insisté Éric Mouras. En ce dimanche 8 mars où nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes, la Fédération française de la course camarguaise souhaitait mettre à l'honneur une femme humble, discrète, qui a donné toute sa vie à une passion." Cette dernière a débuté son discours en adressant sa première pensée à Fanfonne Guillierme "qui nous a tracés la voie". "Et je me souviendrai toujours, quand j'étais une très jeune femme débarquant dans ce domaine taurin, un jour où je lui disais mon admiration pour son parcours de vie, elle m'a simplement répondu : "Il n'y a pas de mérite à faire les choses qu'on aime". J'ai aimé tout ce que j'ai fait", a-t-elle conclu.

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Stéphanie Marin

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