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Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 13.12.2022 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 240 fois

FAIT DU JOUR Nîmes questionne les jeux vidéos

Le Noga l'année dernière (Photo Archives Anthony Maurin).

Connaissez-vous le Noga ? Le Nîmes open game art est un salon ciblé sur les jeux vidéos. Phénomènes de société depuis des décennies, ils se sont installés dans le quotidien de l'humanité. La question de l'année : peut-être faire société autour du jeu vidéo ?

Le Noga l'année dernière (Photo Archives Anthony Maurin).

À Carré d’art jusqu'au samedi 31 décembre, la Ville propose au public, dans le cadre de son festival Noga, des expositions virtuelles, ateliers de création, tables rondes, escape game, conférences... La thématique explore comment le jeu vidéo contribue au débat sociétal et participe au développement culturel de l’individu. "La Ville est très heureuse de proposer cette manifestation qui rencontre chaque année un fort succès, explique Sophie Roulle, adjointe déléguée à la Culture. Le numérique transforme et façonne les pratiques culturelles, et ce, de façon exponentielle. Le Noga propose une expérience au visiteur, qui n’est plus simple spectateur."

Cette année, le festival met en lumière la manière dont le jeu vidéo contribue au débat sociétal et participe au développement culturel de l’individu. Amour, politique, travail, écologie, santé : le jeu vidéo s’empare aujourd’hui des questions de société et ces nouveaux enjeux nourrissent en profondeur les œuvres, au-delà de simples mécaniques de game design ou de décors.

L’univers de la production du jeu vidéo est également traversé par des tensions et des conflits sociaux aussi bien dans les studios indépendants que les grandes sociétés de production internationales AAA (animation art graphique audiovisuel). Loin d’être anecdotique, le jeu vidéo invite en 2022 les joueurs à interroger nos sociétés et leurs ressorts. Alors, peut-on faire société autour du jeu vidéo ?

Dans le hall de Carré d'Art (Photo Archives Anthony Maurin).

"La manifestation est conçue pour être ludique, tout en proposant des débats de fond qui questionnent notre société. Enfin, elle permet d’attirer, à la fois la jeunesse dans les bibliothèques tout en suscitant aussi un intérêt grandissant chez les néophytes curieux de découvrir les nouvelles pratiques du numérique", se réjouit l'élue à la culture.

Superficiel ?

En explorant, depuis une dizaine d’années, la richesse de la production vidéoludique, les organisateurs ont repéré de nombreux studios indépendants, des collectifs de citoyens ou d’artistes, des écoles et des associations qui utilisent le jeu vidéo pour porter à la connaissance du public une question sociale ou sociétale.

Malgré la gravité des enjeux et des questions soulevées par ces jeux, la narration et la dimension ludique restent primordiales. Il s’agit bien de procurer le bonheur de jouer ensemble, entre amis ou en famille, pour offrir des moments d’enrichissement personnels ou collectifs.

Seul mais aussi à plusieurs (Photo Archives Anthony Maurin).

Tous témoignent de la vitalité d’un secteur qui n’est plus à souligner, mais qui se déploie aujourd’hui bien au-delà du seul divertissement. "Notre objectif est de montrer comment le jeu vidéo, généralement vu comme une industrie superficielle, ne peut plus être mécaniquement opposable au bon développement de la société", poursuit l'organisation.

Une exposition interactive

Entièrement renouvelé cette année, le parcours d’exposition invite à la découverte d’un univers de jeu élargi. Regroupés en quatre thèmes (amour et sentiments, nature et écologie, politique et société, mondes dystopiques), les jeux vidéo sélectionnés permettront de mettre en valeur la thématique du Noga en incluant pour la première fois un jeu en réalité virtuelle et des jeux sur tablettes sélectionnés par les bibliothécaires.

Katia Samari réalise la scénographie de ce parcours avec la volonté d’inscrire sa démarche dans la thématique du festival : favoriser la rencontre entre les joueurs dans un espace collectif de création, recycler du mobilier et réutiliser des matières premières pour rendre notre approche de l’événement un peu plus durable.

À la rencontre des artistes

L’édition 2022 permettra également au public de rencontrer et partager des expériences avec quatre artistes : Étienne Mineur, Léon Lenclos, Paulette et Isabelle S.D Sentis. L’exposition présentera ainsi une section entièrement dédiée aux créations d’Étienne Mineur, pionnier du design interactif qui travaille sur des jeux hybrides mêlant numérique et supports en papier.

Accueilli en résidence, Léon Lenclos, artiste issu de l’école nationale de Paris Cergy, présentera son travail élaboré avec les élèves de quatre écoles nîmoises. Il performera par ailleurs durant 20 à 30 minutes lors de "conférences de poche".

On trouve parfois autre chose que les jeux vidéos au Noga ! (Photo Archives Anthony Maurin).

Les artistes Paulette et Isabelle S.D Sentis, de l’association Fabric'Art-thérapie, vont créer le troisième épisode de TraceS, un jeu vidéo consacré à l'histoire de la lutte contre le sida. Le résultat sera présenté dans le parcours de l’exposition, aux côtés des premiers épisodes, pour les derniers jours du Noga et permettra de faire découvrir un pan de l'histoire de Nîmes et de celle de la lutte contre le sida.

Retrouvez la totalité du programme ici. 

Anthony Maurin

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