Un bistrot de pays ? C’est un lieu de vie, de service, de fête et de découverte. Entre Nîmes et Alès, au cœur de l’Uzège, il est un village qui a retrouvé son sourire, Garrigues-Sainte-Eulalie. En 2024, après quarante ans sans bistrot, Le Garric a ouvert ses portes à l’ombre de la haute tour carrée, ancien vestige de château devenu pigeonnier. Depuis, la lumière reste allumée. Et le cœur du village bat à nouveau.
Au Garric, on vient pour se restaurer. On revient pour se retrouver. Et on comprend vite qu’ici, la générosité n’est pas un mot : c’est une façon de vivre. La gérante, candidate volontaire, après avoir validé les critères d’éligibilité, a bénéficié de l’aide de la Fédération nationale des bistrots de pays dans le cadre du programme financé par l'Agence nationale de cohésion des territoires.
Patricia, enfant du Gard, signe ici sa 1001ᵉ vie. Après des années dans le commerce, le management puis la restauration, elle crée un lieu à son image : accueillant, généreux, profondément humain. Elle veut faire vivre son village, créer du lien, offrir un endroit où l’on se sent attendu.
Dès l’arrivée, deux terrasses ombragées donnent le ton : un jardin confortable, des oliviers, un terrain de pétanque, une table de ping-pong. On entend les conversations, les rires, les boules qui s’entrechoquent. On s’installe et on décompresse.
À l’intérieur, la décoration raconte une histoire. Tableaux années 30, clins d’œil à la passion moto de Patricia, et surtout cet immense arbre « garric » réalisé par le métallier du village, moitié chêne, moitié olivier de garrigue. Un symbole de force et d’enracinement. Comme le bistrot.
En cuisine, Valentin et Tony mettent du cœur dans chaque assiette. Ils proposent une carte majoritairement traditionnelle, ponctuée de clins d’œil à leurs voyages. Magret de canard fondant, gardianne de taureau mijotée, sauté de lapin à la moutarde, tête de veau, entrecôte façon bouchère, duo de foie gras maison côtoient tataki de bœuf, tataki de thon et saumon gravlax maison.
Les légumes sont frais, locaux et de saison. Les frites maison sont dorées comme il faut. Les sauces (poivre, cèpes, chorizo) sont faites maison. Chaque midi, le menu du jour rassemble les habitués autour d’une cuisine simple, soignée et réconfortante. Le vendredi, place au poisson : filet de bar sauce vierge ou églefin. Une proposition végétarienne est toujours possible sur demande.
Les desserts prolongent la douceur : crème brûlée craquante, tiramisu onctueux, mousse au chocolat aérienne, panna cotta délicate.
Dans les verres, Patricia défend les producteurs du territoire : Collines du Bourdic, La Tour des Gâtignes (bio), mais aussi du Pic Saint-Loup et du Tariquet (Côtes de Gascogne). Les bières artisanales de la Calade, à 5 km en sont un autre exemple. Célia, sa fille, apporte une touche pétillante avec une carte de cocktails inventive. Un nouveau chaque semaine. Le Frenchie Mule au Saint-Germain fait déjà parler de lui. Les versions sans alcool séduisent tout autant, avec 37 sirops aux saveurs originales. Et les cafés frappés, du latte cévenol à la châtaigne au pistachio, invitent à prolonger l’instant.
Le Garric vit aussi au rythme des événements : moules-frites et coquillages les premiers dimanches du mois pour Les Halles du Garric, ateliers œnologiques, karaokés, concerts, ateliers cocktails. Une petite épicerie permet même de préparer un panier avant une randonnée vers la Dalle de Garrigues et ses empreintes vieilles de 40 millions d’années.
Approvisionnement en circuits courts, optimisation de la carte, plan de communication de proximité, gestion… Des solutions concrètes ont pu être apportées sur ces thèmes avec bienveillance. L’ultime étape, la visite d’audit par un client-mystère a validé les efforts fournis. La clientèle est au rendez-vous avec des clients déjà habitués et d’autres, conquis par l’accueil et l’excellente cuisine qui leur sont réservés.
Le Garric, 1 bis Avenue de la Mairie, 30 190 Garrigues-Sainte-Eulalie. Tel au 04 66 18 29 95.