Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.07.2026 - Anthony Maurin - 2 min  - vu 34 fois

NÎMES Regardez et savourez, c’est le martinet !

Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)

Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) communique sur le martinet noir, qui niche non loin des arènes.

Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)
Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)

La LPO compte plus de 500 adhérents dans le département du Gard et un réseau de 175 refuges LPO. Ici, on a la chance d’avoir 29 espaces naturels protégés et gérés ainsi que 41 sites Natura 2000. Vous pouvez d’ailleurs retrouver la liste des 4 304 espèces (oui, oui !) recensées dans le Gard ici.

Mais pour l’heure, Hervé Terracol, bénévole LPO et Gérard Saba, président de la direction territoriale du Gard pour la LPO Occitanie, communiquent sur le martinet noir : « Aux Arènes de Nîmes, dans le secteur nord de l’édifice, au pied de la rue de l'Aspic, le martinet noir, oiseau migrateur, trouve encore des fissures pour nicher. S'il hiverne dans la partie sud de l'Afrique, il ne peut se reproduire que chez « nous », dans notre bâti, ancien ou historique comme dans les gargouilles, trous en façade, sous les tuiles... Et il y est fidèle, et reviendra chaque année à son nid, pendant 20 ans ... »

Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)
Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)

Sachez que c'est de 21h à 21h30 que les escadrons de martinets noirs vont vous donner le vertige avec leurs rondes endiablées, acrobatiques et sonores, aux ras des arches et, peut-être, de votre tête.

« Les immatures feront aussi des « accroches » ou des effleurages dans les arches hautes 11 à 8 des arènes, aux creux des fissures où se trouvent leurs nids. Mettez-vous au pied de la rue de l'Aspic, c'est le meilleur spot nîmois. Mais s'ils supportent bien les concerts festifs des arènes, c'est les « jours sans » que vous pourrez vous laisser imprégner par l'ambiance et vous connecter à leurs cris. »

Les populations de martinets noirs, qui mangent nos moustiques, se sont effondrées (divisées par trois) ces 25 dernières années. Leurs habitats sont régulièrement bouchés lors des travaux de rénovation et/ou oubliés dans le bâti neuf qui ne prévoit aucun espace.

Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)
Chantier de restauration de l'amphithéâtre de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)

« Pourtant des solutions simples existent : adaptation sélective de cavités, nichoirs encastrés dans l'isolation, ou posés, en façades Est ou nord à cinq mètres de haut. Elles sont appliquées, en Italie, en France, en Paca et un peu à Nîmes (un premier chantier de 33 loges à martinet noir a été inauguré, à l'Hôtel Dieu, au 10 rue de la République, en février dernier, NDLR). Cette richesse encore nîmoise, ce patrimoine vivant qui anime nos rues et nos bâtiments, saurons-nous les garder ? Nîmois, associations, naturalistes, architectes, élus, rencontrons-nous à la rentrée pour travailler sur les solutions, adaptées à notre bâti, ancien, neuf, ou historique. »

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Anthony Maurin

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