Le suspense a pris fin ce mardi un peu avant 14 heures avec la décision de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Si les magistrats confirment la responsabilité pénale de Marine Le Pen, ils modifient les sanctions prononcées en première instance, une évolution qui change considérablement la donne sur le plan politique.
La présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale est condamnée à une peine de trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis. L'année de prison ferme devra être exécutée sous bracelet électronique. Les juges d'appel ont également revu la peine d'inéligibilité, désormais fixée à 45 mois, dont 30 mois assortis du sursis. En pratique, cette décision permet à Marine Le Pen de retrouver son éligibilité et de pouvoir, si elle le souhaite, être candidate à l'élection présidentielle de 2027.
Au-delà de l'aspect judiciaire, cette décision redistribue les cartes au sein du Rassemblement national. Depuis plusieurs mois, l'hypothèse d'une candidature de Jordan Bardella prenait de l'épaisseur en raison de la condamnation prononcée en première instance. Le nouvel arrêt de la cour d'appel replace désormais Marine Le Pen au centre du jeu politique.
Dans le Gard, en revanche, c'est le silence qui domine. Contactés par Objectif Gard, certains députés RN n'ont pas souhaité commenter la décision. Selon nos informations, une consigne nationale a été transmise à l'ensemble des élus du mouvement : aucune prise de parole publique, ni même de réaction en « off », ne doit intervenir avant l'interview de Marine Le Pen, prévue ce mardi soir au journal de 20 heures de TF1.
Les réactions des parlementaires gardois devraient donc attendre la prise de parole de leur cheffe de file, qui sera particulièrement attendue après cette décision de justice aux conséquences majeures pour l'avenir du Rassemblement national.