Ce mercredi, au Mont Duplan, un olivier a été planté et une plaque a été dévoilée en hommage à Ilan Halimi, victime du racisme et de l’antisémitisme le 13 février 2006. La cérémonie s’est tenue avenue Pelatan, à proximité de l’aire de jeu.
Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, a pris la parole et il a ramené l’assassinat d’Ilan Halimi sur le plan politique : « Certains relativisent cette haine dissimulée derrière des discours idéologiques. Les propos tenus par les élus LFI et leurs alliés ont nourri un climat dangereux. Quand on excuse la violence, on l’encourage et quand on détourne le regard, on devient complice. L’olivier que nous plantons aujourd’hui est un message pour la famille d’Ilan Halimi, à tous les Nîmois et à tous les Français. C’est un symbole de paix, mais aussi comme un devoir permanent de notre devoir de ne jamais tolérer l’intolérable. La ville de Bernard Lazare se devait de cultiver cet esprit. »
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C’est ensuite Patrice Bilgorai, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme Nîmes, qui s’est exprimé : « Le supplice d’Ilan a duré 24 jours, victime de préjugés éculés mais tenaces. Juif, il est supposé appartenir à une famille qui a de l’argent. Il a été découvert le long d’une voie ferrée, nu, bâillonné, menotté, le corps arrosé d’essence et d’acide, couvert de traces de brûlures, de tortures et blessé à l’arme blanche. Il mourra au cours de son transport à l’hôpital. Ilan est le symbole d’une haine ancestrale, l’antisémitisme. Le racisme le plus ancien de l’histoire de l'humanité. » Le lieu de la cérémonie est symbolique car, du XIVᵉ au XVIIᵉ siècle, le Mont Duplan a été un cimetière juif.