Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.04.2026 - TA - 2 min  - vu 613 fois

BAGNOLS/CÈZE Agglo du Gard rhodanien : Pascale Bordes sort du silence

Pascale Bordes, maire de Bagnols

- Paul Visseq

Dans un communiqué diffusé ce vendredi soir, la maire RN de Bagnols Pascale Bordes s’exprime, trois jours après l'élection de Christophe Serre à la présidence de l’Agglomération du Gard rhodanien. Une élection lors de laquelle elle n’a obtenu aucune vice-présidence.

« À la suite de cette élection, de nombreuses interrogations d’habitants du territoire me sont parvenues. Je tenais à leur répondre factuellement et je ne doute pas qu’ils sauront comprendre par eux-mêmes ce que ces choix vont impliquer pour le Gard rhodanien », écrit l’édile.

« Beaucoup s’interrogent tout d’abord sur la nécessité de maintenir 15 vice-présidences, soit autant que pour la métropole de Nîmes, alors que celle-ci compte près de 261 000 habitants contre seulement 75 000 pour l’Agglomération du Gard Rhodanien. Dans une volonté d’impartialité, je ne peux qu’inviter les habitants du Gard rhodanien à se renseigner sur les délégations attribuées et à en tirer les conclusions qu’ils souhaitent sur l’efficacité et la pertinence de cette organisation », poursuit la maire de Bagnols.

« D’autres pointent quant à eux le non-respect de la parité et pour cause : sur 15 vice- présidences, seulement 2 ont été attribuées à des femmes. Je suis bien entendu la première à le déplorer mais je ne peux pas, en toute franchise, affirmer que ce choix de la part de la présidence me surprend », rajoute Pascale Bordes, qui a régulièrement accusé de misogynie le désormais ancien président de l’Agglomération, Jean-Christian Rey.

Puis elle aborde le fait que Bagnols n’a aucune vice-présidence. « Enfin, nombreux sont ceux qui s'étonnent, voire s’indignent de l’exclusion de Bagnols, commune la plus importante de l’agglo, de toute responsabilité au sein de la gouvernance. Il est en effet assez complexe de défendre le fait que la ville centre, qui représente à elle seule près d’un quart de la population totale de l’agglo, ne soit reléguée au rang d’accessoire. »

Puis elle fait mine de s’interroger : « D’ailleurs, que doit-on répondre à ceux qui s’interrogent à ce sujet ? Faut-il leur expliquer qu’il s’agit d’un choix politique ? Faut-il leur dire que d’aucuns souhaitent faire subir à Bagnols, via l’Agglomération, la revanche de ceux qui peinent à accepter la défaite de leurs amis à Bagnols-sur-Cèze le 22 mars dernier ? Non, j’imagine qu’il existe une raison bien plus profonde et pleine de bon sens que tout un chacun est prêt à entendre et à comprendre. J’aimerais seulement, si elle existe bel et bien, que l’on nous la donne. »

« Vous l’aurez compris, à travers cette parité non respectée, ce nombre conséquent de vice- présidences et la mise à l’écart des opposants, la nouvelle gouvernance de l’Agglomération a décidé d’incarner le « changement dans la continuité » », conclut-elle.

« Mais ces nombreux désaccords que je partage avec beaucoup d’habitants du Gard rhodanien au sujet de la nouvelle gouvernance ne sauraient constituer des prétextes justifiant l’incitation à la haine et aux discriminations, écrit-elle enfin. À ce titre, je condamne fermement les propos homophobes tenus à l’encontre de Christophe Serre. Si le débat politique est souvent vif et exigeant, il doit toujours rester digne. »

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