Pour évoquer le « désaveu cinglant » infligé au maire sortant Jean-Yves Chapelet dimanche, arrivé deuxième avec 18,25 % des voix, loin devant ses 44,26 %. « Un score qui ne fait que traduire le rejet massif de sa politique, de son bilan et de ses projets », estime Pascale Bordes, qui affirme que « ce rejet, c’est le rejet de celui qui en 18 ans de mandat a défiguré la ville, qui a laissé proliférer les points de deal et l’insécurité, qui a laissé le centre-ville se désertifier », mais aussi « de celui qui fuit les caméras des journalistes. »
Pascale Bordes estime que « les Bagnolais en ont assez de cette gestion socialo-macroniste sans colonne vertébrale, qui a accéléré l’effondrement de la ville ». Un maire sortant qui, « fait soudainement la cour à une opposition qu’il a toujours méprisée , l’appelant à faire ‘barrage’. Ces mêmes opposants qu’il a muselés en conseil municipal, refusant de répondre à leurs questions et leur coupant le micro. »
« Aujourd’hui, il en est réduit à venir les supplier, non pas dans les intérêts des Bagnolais mais pour sauver in extremis son fauteuil de maire et assurer la reconduction de son équipe, coûte que coûte », écrit Pascale Bordes. Avant de s’en prendre aussi à Jérôme Jackel, qui « appelle également à des alliances contre-nature, dernier refuge des politiques en détresse… » Ce mardi, tant Jean-Yves Chapelet que Jérôme Jackel ont annoncé qu’ils ne fusionneraient pas leurs listes.
Tout ça pour dire que « leurs centres d’intérêt ne sont ni le manque de médecins, ni l’insécurité, ni la fermeture des commerces, ni l’isolement des aînés, ni les jeunes sans emploi ni avenir sur ce territoire, ni les logements indignes, ni la fiscalité locale exponentielle, écrit la candidate. Non, leur seule obsession, c’est d’empêcher la liste que je conduis de l’emporter dimanche, quitte à piétiner l’intérêt des Bagnolaises et des Bagnolais pour protéger leurs intérêts personnels. »