Publié il y a 1 h - Mise à jour le 29.01.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 291 fois

ÉDITORIAL Nîmes : quand la gauche parle sécurité

Ce lundi depuis le centre Pablo Neruda, Vincent Bouget décline son projet pour les élections municipales
Photo Coralie Mollaret

À Nîmes, l’union de la gauche avance des solutions face à l’urgence sécuritaire.

On caricature souvent la gauche comme laxiste en matière de sécurité. Une vision largement exagérée. La volonté politique est en réalité tournée vers deux piliers essentiels : le répressif, mais aussi le préventif. Car pour éviter les conséquences, il faut s’attaquer aux causes et les traiter. Personne ne devient délinquant par hasard. Un contexte social dégradé et un environnement familial généralement compliqué peuvent constituer le terreau d’une bascule vers la marginalisation. Après des années de violences à Nîmes, sur fond de trafic de drogue, il est donc pertinent d’examiner l’alternative proposée par l’opposition principale à la droite sortante. En se plongeant dans le programme de l’union de la gauche, porté par la tête de liste Vincent Bouget, on y trouve des propositions intéressantes et faciles à mettre en œuvre. Avec un effectif conséquent de policiers municipaux, la ville pourrait redéployer les équipes plus largement sur le territoire et installer des postes mobiles de proximité. Nîmes en commun assure également l’ouverture d’un commissariat de plein exercice à Pissevin. Comme le candidat de la droite et du centre, Franck Proust, Vincent Bouget propose la mise en place de bornes d’appel d’urgence dans différents lieux. La problématique des épiceries de nuit est aussi abordée, avec l’application stricte des arrêtés fixant leur fermeture à 22 heures. À l’image de Montpellier, Vincent Bouget propose par ailleurs de préempter les locaux commerciaux afin de maîtriser l’offre et d’éviter la multiplication excessive de commerces de même nature. Un audit des caméras de vidéoprotection permettra de plus d’envisager un accroissement futur du dispositif. Tout comme la sécurisation des déplacements des habitants en soirée, du jeudi au samedi jusqu’à une heure du matin. Assurer la tranquillité publique : tel est l’un des engagements du candidat de l’union de la gauche, qui souhaite démontrer sa capacité à lutter contre toutes les formes de violence. Notamment celles dont on parle trop peu : les violences intrafamiliales et les violences faites aux femmes. Cela passe par l’extension du dispositif « Demandez Angela », déjà présent à Nîmes, ou encore par la mise en place d’un transport à la demande pour le raccompagnement nocturne des femmes seules. On le voit bien : la sécurité est désormais l’affaire de tous. Car ce n’est plus un simple sentiment, c’est une réalité.

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