Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 13.09.2023 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 1268 fois

EXPRESSO À Caveirac, l’expérience du composteur collectif

Le conseiller municipal à l'environnement Guillaume Baragnon

Le conseiller municipal à l'environnement Guillaume Baragnon

- (Photo : Coralie Mollaret)

Depuis un an, les habitants du centre du village sont invités à mettre leurs épluchures et autres déchets alimentaires dans des bacs à compost. À savoir que l’an prochain, le tri des biodéchets deviendra obligatoire.

À partir du 1er janvier 2024, les ménages seront obligés de trier leurs biodéchets. Une bonne nouvelle pour la planète - l’incinération provoquant des dégagements de CO2 dans l’atmosphère - mais aussi pour notre portefeuille. Aujourd’hui à Nîmes métropole, un habitant jette 330 kg d’ordures ménagères contre 250 kg en moyenne pour un Français. À l’intérieur, ces fameux biodéchets dont l’incinération ou l’enfouissement pèse sur les impôts locaux. Reste à savoir comment les habitants de l'Agglo se plieront à cette obligation ?

800 composteurs gratuits distribués

Pour l’heure, aucun grand dispositif à Nîmes métropole, chargé du ramassage et traitement des déchets, n’a été anticipé. Lors d’une conférence de presse le 7 septembre pour présenter la modification de la collecte, le service a d’ailleurs fait remarquer qu’aucune obligation ne l'incombait. Toutefois, quelques initiatives ont été prises comme la mise à disposition de composteurs gratuits. La distribution a commencé au printemps dernier dans la Vaunage. Pour le conseiller municipal délégué à l’Environnement, Guillaume Baragnon, environ 800 composteurs ont été retirés par les habitants.

Ces derniers conviennent aux habitants dans les zones résidentielles « puisqu’il faut avoir un accès à la terre pour permettre aux bébêtes de remonter ». Pour les habitats collectifs n’ayant pas de jardin, un ménage peut avoir recours à un lombricomposteur ou vider son sceau dans le composteur collectif aménagé derrière la mairie, mis en place il y a un an avec l’aide de Nîmes métropole à la demande des élus Caveiracois. « Il fonctionne très bien », assure Guillaume Baragnon. Son mélangeur à la main, l’édile soulève le couvercle en bois.

À l’intérieur du bac, des épluchures, des légumes, des végétaux, marc de café… « Nous avons parfois du pain… Il ne faut pas le mettre à l’intérieur puisque le pain a ses propres bactéries », relève Guillaume Baragnon. Parmi les autres impairs : des coquilles qui mettent du temps à se dégrader ou des capsules de cafetière en aluminium. Un jour, l’élu a même retrouvé une peau de sanglier, signe d’une période compliquée avec les chasseurs du village pour une affaire de compensation environnementale.

À la recherche de référents 

Une fois le bac plein, un premier mélange s’effectue le troisième mois. Au bout du sixième, le bac est fermé pour « maturer » de nouveau six mois. À l’issue, le compost est distribué aux habitants et sert également aux espaces verts. La mairie de Caveirac aimerait installer un bac près du parking des écoles pour permettre aux parents de jeter leurs biodéchets. Toutefois, Guillaume Baragnon le relève : « Il nous faudrait des référents pour entretenir le composteur. Aujourd’hui, c’est moi qui vais mélanger » au grand bonheur des muscles de ses bras ! 

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