Publié il y a 1 h - Mise à jour le 10.04.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 270 fois

ÉDITORIAL Éducation : un retard national, des réussites locales

lycée einstein bagnols
photo Marie Meunier

Si la France peine dans les classements internationaux, certains lycées dans le Gard, Arles et Lunel tirent leur épingle du jeu.

La réussite scolaire : un enjeu crucial pour la France. Et pourtant, le constat est loin d’être rassurant. Aujourd’hui, notre pays se situe dans la moyenne basse des pays développés, selon les classements internationaux comme PISA. La France oscille entre la 20ᵉ et la 30ᵉ place mondiale, loin derrière les références asiatiques — Singapour, Japon, Corée du Sud — mais aussi certains voisins européens, comme l’Estonie. Pourquoi un tel décrochage ? Les raisons sont multiples. D’abord, un mal bien connu : les inégalités. Si le niveau global reste honorable, notre système éducatif continue de creuser les écarts entre élèves selon leur origine sociale. Et ces écarts sont plus marqués qu’ailleurs. Autre point noir : les mathématiques. Une faiblesse persistante, au point d’inquiéter les industriels. Le patron de Thales l’a récemment rappelé : sans compétences solides en maths, c’est l’avenir même du pays qui est en jeu. Et les conséquences sont déjà visibles : manque de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens… la pénurie s’annonce. Alors, où est le problème ? Peut-être dans un système resté trop longtemps attaché à une approche théorique, pas suffisamment dans la pratique. Pendant ce temps, d’autres pays ont modernisé leur enseignement. Singapour, le Japon, la Corée du Sud… et plus près de nous, l’Estonie. Chez notre voisin européen, l’enseignement mise sur des méthodes modernes, concrètes, adaptées. Résultat : moins d’inégalités, plus d’efficacité. Ce chantier majeur devrait s’imposer au cœur du débat politique à l’approche de la prochaine présidentielle. Car de bonnes idées semblent déjà en place. En France, tout n’est pas sombre bien sûr. Certaines réussites méritent d’être saluées. Chaque année, à partir des données du ministère de l’Éducation nationale, Le Parisien publie son classement des lycées. Dans le Gard, le trio de tête est composé du lycée privé Bellevue d’Alès, du lycée Alphonse-Daudet à Nîmes et du lycée André-Chamson au Vigan. À Arles, le lycée Montmajour tire son épingle du jeu. Dans l’Hérault, le lycée Louis-Feuillade de Lunel se distingue également. Des repères précieux pour les familles. Car derrière ces classements, plusieurs critères sont passés au crible : taux de réussite au bac, mentions, capacité à faire progresser les élèves, diversité des parcours… autant d’indicateurs pour mieux choisir.

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