« Proto : on passe vite du rire aux drames », voilà le titre de la campagne choc lancée cette semaine par le ministère de l'Intérieur. Toute la semaine, son instigatrice, Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, a martelé cette campagne sur le terrain. Elle a terminé cette tournée, ce vendredi, par une visite à Nîmes dans le cadre donc de la lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote.
Une journée qui a débuté en préfecture du Gard avec des tables rondes qui ont permis des échanges entre élus, associations, forces de l’ordre et acteurs de la prévention des conduites addictives pour s'imprégner des mesures mises en place localement pour agir contre ce fléau. Cécile Gensac et Abdelkrim Grini, procureurs de Nîmes et d'Alès, le préfet Jérôme Bonet, Jean-Philippe Nahon, directeur de la Police nationale dans le Gard, Emmanuel Casso, commandant des gendarmes du Gard étaient notamment présents ainsi que Vincent Bouget, maire de Nîmes, et Nicolas Nadal, son adjoint à la Sécurité.
Trois morts à Alès, un enfant tué à Nîmes
Des contrôles de commerces et des contrôles routiers ont aussi été organisés lors de cette visite en lien avec la police nationale du Gard, la gendarmerie du Gard et la douane. Le choix de Nîmes et du Gard ne s'est pas fait au hasard. En décembre 2025, un fait divers dramatique avait été relayé au niveau national : trois jeunes sont morts noyés après que leur véhicule soit tombé dans une piscine à Alès. Le conducteur avait consommé du protoxyde d'azote. En février, Salaheddine, huit ans, est mort renversé par un véhicule dans le quartier nîmois de Pissevin. Le conducteur a avoué avoir consommé du proto quelques heures avant le drame.
Une visite qui intervient également dix jours après la mise en place d'un arrêté par la ville de Nîmes obligeant la fermeture des épiceries de nuit, entre 22 heures et 6 heures du matin, dans un périmètre ciblé. Des établissements, dont certains vendent illégalement du protoxyde d'azote. Lors du contrôle de cet après-midi, en présence de Marie-Pierre Vedrenne, des bonbonnes ont notamment été retrouvées. Pour rappel, un arrêté préfectoral est aussi en vigueur interdisant la vente aux mineurs, la détention et la consommation sur la voie publique et le transport à bord d'un véhicule sans motif légitime.