Invité à piloter le début de la séance en tant que doyen, jusqu'à l'élection du président, Robert Cahu, maire de Canaules-et-Argentières, a dit militer "pour que les douze vice-présidents viennent de douze communes différentes". Cela n'a finalement pas été le cas puisque la plus grosse commune du Piémont cévenol, Saint-Hippolyte-du-Fort, rafle deux vice-présidences, la première et la sixième. Soit le maire, Stéphan Berto, et le benjamin de l'assemblée, Aurélien Martinez. Sans concurrent face à eux.
Tout comme Fabien Cruveiller, président sortant, et seul candidat à sa réélection. Dans un discours introductif, il a appelé "à la continuité et au renouveau. Nous avons cru en ce territoire et avons désormais un avenir commun à inventer ensemble. Le Piémont cévenol a grandi, il s'est structuré, il s'est affirmé, il s'est développé". Avec un "endettement contenu" et "une capacité d'investissement préservée".
"C'est une nouvelle page du Piémont cévenol, il nous revient de la vivre ensemble", a poursuivi Fabien Cruveiller. Avec, rapidement, la construction d'un "nouveau projet de territoire" quand le précédent, voté en 2017, a été achevé avec un an d'avance. Fabien Cruveiller s'est engagé à "travailler à partir de trois piliers : proximité, écoute et responsabilité", pour "développer notre ruralité moderne et durable". Le président sortant a été reconduit avec 51 voix sur les 56 votants. À noter, pour l'anecdote, qu'un bulletin au nom d'Olivier Gaillard - maire de Sauve et ancien président du Piémont cévenol - est sorti des urnes, alors qu'il n'était pas candidat.
La suite a laissé voir qu'une entente a été passée avec la nouvelle majorité de Saint-Hippolyte-du-Fort, le nouveau maire, Stéphan Berto, étant seul candidat au poste de premier vice-président. Il s'est d'ailleurs engagé à "mettre (son) énergie et (son) expérience au service du projet commun". Il a été élu avec 52 voix. L'élection sans encombre s'est poursuivie pour les 2ᵉ et 3ᵉ vice-présidents, avec Nicolas Devron, adjoint à Quissac, élu avec 43 voix ; puis Virginie Agniel, de Sauve, avec 51 voix.
Mais la 4ᵉ vice-présidence a donné lieu au premier duel. Alors que Bernard Cauvin, maire de Lédignan, avançait une candidature attendue, le maire de Brouzet-lès-Quissac, Laurent Gaubiac, a présenté une candidature qu'il n'a pas voulu en opposition, mais "pour représenter les vingt communes de moins de 400 habitants", alors que seul le maire de Fressac, Laurent Martin, symbolisait seul ces communes dans le précédent exécutif. Et c'est bien Laurent Gaubiac qui a été élu, obtenant d'un cheveu la majorité des suffrages exprimés, avec 28 voix contre 26 à Bernard Cauvin. Dans le même esprit, le maire de Carnas, Joël Roudil, a perdu sa place de vice-président au profit de Delphine Segura, de Lédignan. Enfin, le maire de Durfort, Robert Condomines, prend la 12ᵉ vice-présidence que Jacques Dautheville, maire de Conqueyrac, souhaitait abandonner.
Le prochain conseil communautaire, le 22 avril, entrera immédiatement dans le vif du sujet avec le débat d'orientation budgétaire, préalable au vote du budget, qui aura lieu une semaine plus tard.