Séquence émotion, samedi dernier, au 10 rue Émile-Jamais. Dans leur local fraîchement rénové, les écologistes se sont réunis afin de tirer le bilan des municipales. Pour les Nîmois, l’émotion était palpable : « Ils ont non seulement été marqués par la victoire mais aussi par la formidable aventure humaine qu’a été la campagne municipale à travers le collectif Nîmes en commun. » Si le bilan était régional, la victoire nîmoise a été forcément au centre des attentions. D’ailleurs, « notre secrétaire nationale, Marine Tondelier, devrait venir à Nîmes pour l’inauguration du local. Il faut voir les conditions de cette nouvelle visite maintenant qu’elle est enceinte », commente l’une de nos sources.
Si l’organisation politique de la majorité municipale est encore floue, les écologistes devraient avoir un groupe politique avec au moins 7 élus, dont les 5 adjoints écologistes. « Après, le groupe est ouvert à tous. C’est important d’avoir une expression pour porter nos idées et nos valeurs, en cohérence avec ce que nous portons au travers de Nîmes en commun », poursuit notre source qui, entre ses mains, détient le livre L’écologie municipale racontée à celles et ceux qui n’y croyaient pas 2020-2026 par Philippe Chibani-Jacquot (Éditions Les Petits Matins).
Reste à savoir comment s’organisera l’après. Prochaine étape pour les écologistes : l’organisation de leur congrès régional avec le renouvellement des instances. À Nîmes, le plus important des cinq groupes locaux du Gard, les deux co-secrétaires sont Sibylle Jannekeyn et Colin Grill. Nul doute que sera abordée la ligne politique pour les prochaines échéances. D’abord, les sénatoriales. Dans le Gard, la gauche détient un sénateur sortant : le socialiste Denis Bouad. Les écologistes présenteront-ils une liste ou prôneront-ils l’union de la gauche comme pour les municipales nîmoises ? « Pour l’instant, ce n’est pas tranché. On a toutefois vu que, quand la gauche s’unissait, ça réussissait. »
À chaque nouvelle union, un nouveau consensus — pour ne pas dire combat — doit se mener. L’an prochain, place à l’élection présidentielle : « Marine Tondelier a proposé l’organisation d’une primaire avec toute la gauche. Sauf que La France insoumise et Raphaël Glucksmann (leader de Place publique) ne souhaitent pas participer… » Les réussites locales n’ont pas toujours la résonance nationale que certains espéreraient.