Publié il y a 1 h - Mise à jour le 02.04.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 424 fois

EXPRESSO Sénatoriales : les hésitations (surprenantes) de Denis Bouad

Que cachent les hésitations de Denis Bouad ? Il y a un an, le socialiste confiait à notre rédaction qu’il souhaitait rempiler au Sénat. Un an plus tard, son discours n'est plus aussi affirmatif. Pourquoi ?

Un poisson d’avril avant l’heure ? Ce lundi 31 mars, beaucoup de ses camarades se sont gratté la tête, en voyant l’émission du Club Objectif dont Denis Bouad était l’invité. À six mois des élections sénatoriales, le sortant laisse encore planer le doute sur ses intentions électorales. Poids lourd de la politique gardoise, le septuagénaire a traversé beaucoup d’épreuves, notamment des soucis de santé : « J’ai eu des problèmes l’an dernier. Jusqu’en juillet, je me suis retrouvé quatre fois aux urgences, fatigué. Je ne savais pas ce que j’avais… Tout ça pour me dire, à la fin, que je pourrais avoir des crises d'asthme ! »

Un proche qui connaît assez bien le Blauzacois confie : « C’est à ce moment-là qu’il a proposé à Fabrice Verdier, président du Pays d’Uzès, de reprendre le flambeau.» Ce n’est visiblement pas le seul à qui il en aurait parlé : « Il a un autre ami, Juan Martinez, maire de Bellegarde. Mais pour lui, ça aurait été plus compliqué. Fabrice Verdier est bien implanté au sein de la fédération PS du Gard. » En avril 2025, Denis Bouad change visiblement d’avis. À notre rédaction, il confie : « Je n’ai jamais dit que je ne ferais qu’un mandat ! (…) Celui qui voudra me prendre ma place n’est pas encore arrivé ! » 

Socialiste sortant, Denis Bouad est, du point de vue du parti, prioritaire. D’ailleurs, il n’a pas manqué de le rappeler sur notre plateau : « Nous avons eu une réunion au Sénat. Les sortants qui se représentent seront des candidats prioritaires au PS. » Les conditions sont-elles réunies pour le seul parlementaire de gauche du Gard ? Un département où, jadis, les trois sièges étaient détenus par la gauche. Visiblement non… « J’ai dit que je serais éventuellement candidat, à la tête d’une liste qui pourrait comporter une majorité (…) Une union avec les socialistes, communistes, écologistes et radicaux de gauche. Si tel n’est pas le cas, moi, je ne vais pas m’amuser à compter les voix », répond-il.

Quel bilan pour Denis Bouad ?

Sa réponse laisse perplexe. Après la victoire de la gauche à Nîmes, « nous avons 150 voix de plus que la fois précédente », reconnaît Denis Bouad. Premier avantage. En 2020, la gauche avait raté de neuf voix le deuxième siège de sénateur. Deuxième avantage ? Denis Bouad n’a rien contre le fait de laisser la deuxième place de sa liste aux sénatoriales aux communistes. Derrière sa réponse floue, quel loup se cache-t-il ? « Certains pensent que Denis Bouad n’a pas fait le boulot, là où Laurent Burgoa était très présent et réactif. Il y a des maires, de gauche, qui voteront pour lui. Vous savez, ce n’est pas l’étiquette politique ou les votes au Sénat, par exemple sur l’avortement, qui sont décisifs dans le choix des élus », poursuit une autre source.

Une chose est sûre : Denis Bouad n’entend pas aller au casse-pipe. À l’instar de son compagnon de route, Damien Alary, aujourd’hui décédé, les édiles se lançaient dans les combats électoraux qu'ils étaient pratiquement sûrs de gagner. À six mois du scrutin, ses hésitations cassent la dynamique de sa campagne. Ce qui pourrait porter préjudice à la gauche le jour du scrutin.

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