Frédéric Escojido n’aura pas été au bout de l’aventure avec Franck Proust. Son ancien camarade de Démocratie libérale, dont il avait commencé à gérer la campagne des municipales 2026 avant d’être remplacé par Valentine Wolber. « C’est moi qui suis parti… », tient à rappeler l’intéressé. Ce mercredi, l’élu sortant – promu au rang d’adjoint aux finances après le divorce avec Julien Plantier – a organisé une conférence de presse au sujet de la mission locale. Une association au bord de la banqueroute il y a trois ans et pour laquelle le maire sortant, Jean-Paul Fournier, lui avait demandé de redresser.
La mission est, d’après les chiffres, accomplie. Même si « nous aimerions avoir entre trois et cinq mois de fonds de roulement disponibles », relève-t-il. Aux côtés de la directrice Mélynda Maufroid, qu’il a lui-même recrutée en 2023. Les dirigeants livrent leur bilan : « En 2023, nous avions 1,2 M€ de déficit. Le plan de redressement a produit des résultats spectaculaires : + 295 000 € en 2023, + 545 385 € en 2024 et + 500 000 € en 2025 », sur un budget de 4,5 M€. Les économies structurelles réalisées atteignent 122 000 €, l’effectif passant de 123 à 66 salariés. Des résultats produits alors que « les financements de l’État ont baissé de 13 % entre 2025 et 2026 », rappelle la directrice.
Derrière ces chiffres, d’autres traduisent la réalité de leurs missions. En 2025, 5 414 jeunes de 16 à 25 ans ont été accompagnés, dont 33 % sont issus des QPV (quartiers prioritaires de la ville). Près de 45 % des jeunes accompagnés accèdent à une solution. La conférence de presse a aussi été l’occasion de rappeler que « le Département était le seul d’Occitanie à ne pas financer les missions locales ». Frédéric Escojido a rappelé qu’il ne présiderait plus l’association lors du prochain mandat, n’étant plus élu. D'ailleurs, le poste reviendra à un élu de Nîmes métropole.
Quid du futur de Frédéric Escojido ? « Moi, ce que j’aime faire, c’est gérer des dossiers, agir. Je suis une sorte de pompier. » Reste à savoir quel sera le prochain incendie que le Nîmois pourrait éteindre. En tout cas, confirme-t-il, pas celui du redressement de la droite nîmoise.