Au moment de s'avancer pour une candidature, une seule main s'est levée, celle de Régis Bayle qui, provisoirement donc, avait rejoint les bancs des conseillers communautaires le temps que le doyen préside le vote. "Depuis 2020, nous avons établi en semble une manière de travailler, a entamé le président sortant du Pays viganais pour présenter sa candidature. Les émections municipales du 15 mars ont peu ou prou confirmé ce choix."
Souhaitant poursuire "une oeuvre collective", Régis Bayle a vanté sa connaissance de la vie "dans un village rural, les contraintes quotidiennes, l'éloignement, mais aussi l'attachement à la terre (...) Nous ne pouvons pas nous contenter de préserver, nous devons aussi créer. Et ne rien promettre que l'on ne puisse tenir". Régis Bayle a rappelé les contraintes budgétaires qui pèsent sur le Pays viganais et qui réduisent mécaniquement son action. Il a aussi dit souhaiter "une intercommunalité au service des communes, pas le contraire".
Avant le vote, François Clément, tête de la liste qui a perdu les élections au Vigan, a demandé à prendre la parole, tout en distribuant un tableau indiquant que plus de 15% des suffrages exprimés de toute l'intercommunalité s'étaient portés sur sa liste. "Nous sommes déçus parce qu'après une campagne respectueuse, depuis les résultats, nous n'avons eu aucun contact. Nous avons même été écartés de votre réunion préparatoire de Mandagout. Nous voulons savoir les compétences de ceux qui seront aux postes, nous ne connaissons pas votre programme. Nous voulions savoir sous quelle étiquette politique vous conduirez l'exécutif, et pourquoi avoir écarté les compétences qui existent sur notre liste ? (...) Nous pensons qu'avec 944 voix, nous aurions pu bénéficier de plus de légitimité. J'espère que vous tiendrez votre promesse sur un nouveau stade et que vous ferez tout pour la nouvelle gendarmerie."
Au centre de la critique formulée à Régis Bayle, une réunion dans la commune d'Emmnuel Grieu, devenu 2e vice-président ce jeudi soir. "J'y ai invité les maires, qui sont les interlocuteurs naturels, a expliqué celui qui est aussi maire d'Arrigas. Certains m'ont demandé de venir avec leurs délégués, j'ai dit oui. Mais je n'ai pas vocation à m'immiscer dans la vie des communes", a tancé Régis Bayle qui est ensuite revenu sur son étiquette politique. "La présidence de la communauté de communes n'est pas politique et ne l'a jamais été. Dans le précédent exécutif, il y avait des gens de gauche et de droite."
Revenant sur sa propre appartenance politique, Régis Bayle a avancé qu'il n'avait jamais caché qu'il était adhérent au PS "depuis 1996", reconnaissant juste "une errance macroniste de 2017 à 2019", en soutien du député Olivier Gaillard. Les deux protagonistes en sont rapidement revenus.
Régis Bayle a donc été réélu par 34 voix pour. Cinq votes blancs ont été dénombrés. Le président du Pays viganais a ensuite proposé de nommer sept vice-présidents, qui ont tous. été élus (lire encadré). Pour six ans d'une mandature sous contrainte financière, avec la réfection du stade du Vigan en projet d'investissement principal.
L'exécutif, Régis Bayle et sept vice-présidents
Le conseil communautaire a donc élu, tour à tour, son président et ses sept vice-présidents. Le 22 avril, la prochaine séance créera la conférence des maires. Ont été élus :
Régis Bayle, président ;
Sylvie Arnal, 1re vice-présidente déléguée à l’attractivité, au tourisme, à la culture, à l'éducation et à la santé ;
Emmanuel Grieu, 2e vice-président en charge des transitions, des ordures ménagères, des énergies renouvelables, de la participation citoyenne, du lien aux communes et de la communication ;
Emilie Pascal, 3e vice-présidente en charge des solidarités, de l'action sociale et de la petite enfance ;
Bruno Méléard, 4e vice-président en charge du développement économique, des finances et de la mutualisation ;
Jean-René Guers, 5e vice-président en charge du sport, de l’office intercommunal des sports, des activités de pleine nature et de la sécurité ;
Daniel Zeberko, 6e vice-président en charge de l’urbanisme et de l'aménagement du territoire ;
Bernard Sandré, 7e vice-président en charge de l’agriculture, de la filière bois, des DFCI, des services techniques, de la déchetterie, des bâtiments et travaux.