Le commandant Julien Delobel a rendu visite au capitaine Carliez, le chef de la communauté de brigade de gendarmerie d'Uzès. Et cela, pour une raison bien particulière. Une cérémonie de prise d'armes a été organisée ce jeudi 9 avril, à 11h30. Deux militaires du territoire ont été félicités et honorés.
Après la montée du drapeau tricolore, avec la Marseillaise en fond sonore, Alexandre Pacyga et Mathieu Ornano, tous deux adjudants, ont été récompensés, chacun leur tour, par le commandant Delobel. Deux discours ont été prononcés à l'issue. Avec un point commun : montrer le rôle capital des gendarmes pour faire reculer la délinquance.
Les deux militaires ont fait leurs classes ensemble
D'abord Alexandre Pacyga. L'un des deux gendarmes honorés, a "participé à un dispositif opérationnel de juillet à septembre 2024. Militaire de la région Occitanie, projeté en renfort sur différentes régions, dans le cadre de la sécurisation des Jeux Olympiques. L'engagement et le niveau de professionnalisme ont permis la sécurisation de plusieurs sites. Une présence efficace, dissuasive et rassurante. Vous avez grandement contribué à la réussite de cet évènement international", a salué le chef du groupement de la gendarmerie de Bagnols-sur-Cèze.
Leur histoire est particulière car les deux agents sont arrivés en caserne au même moment. Les deux hommes sont en fonctions à Uzès depuis près de 12 ans. Lors de sa prise de parole, le capitaine Carliez, nommé depuis le 1ᵉʳ août 2025, a développé sur les actions menées par ses équipes : "Cette inspection est une opportunité de rendre compte de notre action. Mais aussi de mettre en lumière le travail collectif accompli au quotidien", a-t-il salué.
Capitaine Carliez : "Je suis là pour faire baisser l'accidentologie"
Sur sa lancée, celui-ci a listé leurs missions principales : "Assurer la sécurité des personnes et des biens, lutter contre la délinquance sous toutes ses formes, maintenir l'ordre public et renforcer le lien de confiance avec la population. Ses missions exigeantes, et parfois éprouvantes, sont remplies avec rigueur, sens du devoir et esprit de service. Chaque militaire, à son niveau, contribue à la réussite collective", a-t-il insisté. Une manière de booster ses hommes en bleu, à intervenir rapidement et efficacement, lors des prochaines échéances.
1 815. C'est le nombre d'opérations effectuées en 2025. En 2026, ce chiffre reste stable, avec 10 interventions de plus. "Nous travaillons de concert avec la police municipale d'Uzès", a confié Arnaud Carliez, bien décidé à faire régner l'ordre et la sécurité. Preuve que leur travail paye : le nombre de cambriolages et de violences intra-familiales ou encore de violences sous fond d'agressions sexuelles sont en baisse. Sa boussole, la voici : "Je suis là pour faire baisser l'accidentologie."
"Ils travaillent dur pour servir les victimes"
Car être gendarme, rapporte le commandant Delobel, c'est un engagement de tous les instants, au service d'autrui. "Nous devons être dignes de cette confiance que la population place en nous. Nous nous devons d'être à la hauteur. Ils travaillent dur pour servir les victimes et en arrêtant les auteurs d'infractions. Ils s'engagent au quotidien pour vous servir. On dit souvent que l'on épouse la gendarmerie (...) vous avez choisi le plus beau métier du monde", a conclu Julien Delobel, bien décidé à couver et honorer, encore et toujours, ces hommes et femmes militaires qui l'entourent.