C'est un chantier à 3 millions d'euros, enfouissement des réseaux - notamment électrique - compris. Et un enrichissement du sol au plafond pour le quartier Camont, à proximité du Grabieux, dans cette portion de Saint-Martin-de-Valgalgues qui fait face à Tamaris. Et pour une fois, l'expression n'est pas galvaudée, car même le sol a été soigné par la rénovation. "À l'époque, ils avaient râclé toute la terre végétale avant de poser du béton et du goudron. D'où un appauvrissement du sol", explique Olivier Poudevigne, chargé d'affaires à Rhône Cévennes ingénierie.
Il a fallu enlever 2 000 m³ de matériaux pour remettre la terre en cycle biologique et ainsi recréer de la terre végétale, qui devient "de plus en plus difficile à trouver", selon l'architecte du projet, Cyril Dérobert. Car il faut bien de la terre vivante pour ambitionner d'y cultiver 250 arbres. "La technique, c'est de faire un sondage et d'en extraire les bactéries et champignons, avant réinjection."
Ensuite, il s'agit de désimperméabiliser le sol. Du goudron, le revêtement est passé à des pavés français en béton, sans jointure, avec une couche drainante en dessous. "On absorbe les 25 premiers millimètres, une crue trentennale", avance Olivier Poudevigne. De quoi, aussi, donner à boire aux mûriers, micocouliers et autres érables de Montpellier qui ont été plantés. "Il y aura aussi 1 000 arbustes plantés, avec un mètre de haut, détaille le maire, Claude Cerpedes, qui se réjouit de "rendre la ville et le quartier plus agréables pour demain". D'ailleurs, les modifications ont aussi permis un ralentissement des véhicules dans le quartier.
À l'automne, en plus des bactéries et champignons insérées la semaine dernière par la pépinière Soupe, à l'occasion d'une visite de chantier - à raison d'un milliard par millilitre - trois types de vers de terre iront aérer le sol, "pour un travail en profondeur ou pour créer des galeries horizontales qui permettent une meilleure pénétration de l'eau", explique Candice Mayozon, de la pépinière.
Le revêtement manque encore sur le quai du Grabieux. Et la 3ᵉ tranche, sur l'avenue Jacques-Duclos, est encore à faire. La fin complète du chantier est attendue pour le premier trimestre 2027.