Publié il y a 1 h - Mise à jour le 11.06.2026 - François Desmeures - 2 min  - vu 38 fois

SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES Dans le quartier Camont, l'eau pénètre mieux et les arbres assureront l'ombre

Les pavés de béton sans jointure ont remplacé le goudron comme revêtement

- François Desmeures

La rénovation du quartier au bord du Grabieux intègre un nouveau revêtement qui absorbe bien mieux les eaux des précipitations et permet de recréer une biodiversité du sol qui sera bien utile aux centaines d'arbres plantés. Devant le foyer Georges-Brassens, les entreprises ont montré leur savoir-faire utilisé, tandis que le sol était enrichi en bactéries.

Les pavés de béton sans jointure ont remplacé le goudron comme revêtement • François Desmeures

C'est un chantier à 3 millions d'euros, enfouissement des réseaux - notamment électrique - compris. Et un enrichissement du sol au plafond pour le quartier Camont, à proximité du Grabieux, dans cette portion de Saint-Martin-de-Valgalgues qui fait face à Tamaris. Et pour une fois, l'expression n'est pas galvaudée, car même le sol a été soigné par la rénovation. "À l'époque, ils avaient râclé toute la terre végétale avant de poser du béton et du goudron. D'où un appauvrissement du sol", explique Olivier Poudevigne, chargé d'affaires à Rhône Cévennes ingénierie.

Il a fallu enlever 2 000 m³ de matériaux pour remettre la terre en cycle biologique et ainsi recréer de la terre végétale, qui devient "de plus en plus difficile à trouver", selon l'architecte du projet, Cyril Dérobert. Car il faut bien de la terre vivante pour ambitionner d'y cultiver 250 arbres. "La technique, c'est de faire un sondage et d'en extraire les bactéries et champignons, avant réinjection."

Les entreprises et équipes techniques autour du maire, Claude Cerpedes (en rouge) • François Desmeures

Ensuite, il s'agit de désimperméabiliser le sol. Du goudron, le revêtement est passé à des pavés français en béton, sans jointure, avec une couche drainante en dessous. "On absorbe les 25 premiers millimètres, une crue trentennale", avance Olivier Poudevigne. De quoi, aussi, donner à boire aux mûriers, micocouliers et autres érables de Montpellier qui ont été plantés. "Il y aura aussi 1 000 arbustes plantés, avec un mètre de haut, détaille le maire, Claude Cerpedes, qui se réjouit de "rendre la ville et le quartier plus agréables pour demain". D'ailleurs, les modifications ont aussi permis un ralentissement des véhicules dans le quartier.

Candice Mazoyon, de la pépinière Soupe, explique ce qu'elle s'apprête à insérer dans le sol • François Desmeures

À l'automne, en plus des bactéries et champignons insérées la semaine dernière par la pépinière Soupe, à l'occasion d'une visite de chantier - à raison d'un milliard par millilitre - trois types de vers de terre iront aérer le sol, "pour un travail en profondeur ou pour créer des galeries horizontales qui permettent une meilleure pénétration de l'eau", explique Candice Mayozon, de la pépinière. 

Insertion des bactéries sous la couche de paillage • François Desmeures

Le revêtement manque encore sur le quai du Grabieux. Et la 3ᵉ tranche, sur l'avenue Jacques-Duclos, est encore à faire. La fin complète du chantier est attendue pour le premier trimestre 2027.

Sur le quai du Grabieux, les travaux sont encore en cours • François Desmeures

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